Hôpital Jacques-Puel. L’intersyndicale rencontre l’ARS pour «dire stop»

  • Les agents hospitaliers n'entendent pas relâcher la pression.
    Les agents hospitaliers n'entendent pas relâcher la pression. José A. Torres
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En grève illimitée depuis une semaine, l’intersyndicale de l’hôpital ruthénois a rencontré aujourd'hui le directeur départemental de l’Agence régionale de santé (ARS) pour alerter sur les conditions de travail des agents.

L’intersyndicale de l’hôpital ruthénois, en grève illimitée depuis une semaine, a rencontré aujourd'hui le directeur départemental de l’Agence régionale de santé (ARS) pour alerter sur les conditions de travail des agents, leur malaise et leur épuisement. Après deux ans de dialogue rompu, ou tout au moins infructueux, avec la direction, Force Ouvrière, la CGT et la CFDT, soutenus par l’ensemble du personnel et une partie de l’encadrement, multiplient les actions pour alerter la population et faire pression sur la direction.

En cause, la diminution d’effectif, le non-remplacement d’absences de courte durée, les rappels «insistants» sur des jours de repos, la désorganisation des plannings, les semaines de plus de 60 heures, les fermetures de lits, les «pressions dissimulées» et une «direction des ressources humaines agressive et culpabilisante». Autant de points qui nuisent à la «sécurité du patient, comme de l’agent», insiste l’intersyndicale qui entend «dire stop, avant qu’un drame humain ne se produise».

Une semaine après avoir été entendue par le préfet, l’intersyndicale s’est vue fixer un nouveau rendez-vous d’ici fin novembre avec l’ARS, qui s’est engagée à rencontrer la direction de l’hôpital Jacques-Puel entre temps. «Nous attendons des mesures fortes et concrètes de la part de l’ARS, ont commenté les représentants syndicaux. Les élus disent nous soutenir mais ne réagissent pas à notre malaise. Voilà pourquoi nous comptons sur l’ARS.» D’ici là, les agents hospitaliers ne relâchent pas la pression. Ils seront demain, de 11 heures à 14 heures, sur le rond-point de la Gineste à Rodez, afin d’alerter les Aveyronnais et de les inviter, à nouveau, à signer la pétition de soutien en ligne. Une pétition qui recense déjà quelque 9750 signatures.

Centre Presse Aveyron
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