Olivier Ferrand (Roc) : « Maintenant, les joueurs sont des guerriers »

  • Selon Olivier Ferrand, « les joueurs ont pris conscience des choses. » Archives JAT
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Handball. Malgré la dernière place de l’équipe, hôte de Bruges ce soir (20 h 15) à l’Amphi, malgré les blessures et les problèmes extra-sportifs, le coprésident du Roc se veut « confiant ». Les résultats vont arriver, comme une recrue. Entretien. 

Ce soir, le Roc reçoit Bruges, une vieille connaissance. Êtes-vous davantage confiant que face aux grosses écuries précédentes, Angers ou Ivry II ? Le match aller (défaite 27-22) était jouable. ça s’est décidé sur la fin, comme d’habitude. Samedi (ce soir), ce sera encore jouable, même si on sait qu’avec cette refonte des championnats l’été dernier, tout le monde vend chèrement sa peau. Maintenant, on doit aussi composer avec trois handicaps, entre Aurélien Simon et Domen Pogacnik diminués, et Gaël Robert forfait (lire par ailleurs).

Justement, entre les blessures, les mauvais résultats et cette dernière place, sans oublier les récents problèmes extra-sportifs, n’avez-vous pas le sentiment que votre Roc traverse une crise ? Il n’y a absolument pas de crise. Ce sont les facteurs habituels : faute de finances, il nous manque un voire deux arrières expérimentés pour jouer dans cette poule ; l’osmose prend comme toujours du temps ; et puis il y a cette poule Atlantique. Historiquement, ça a toujours été compliqué.

Regardez, quand les joueurs battent Bagnols-sur-Cèze en Coupe de France (64es de finale, 30-30, victoire aux tirs au but), ils te disent que c’est sûrement la plus faible équipe qu’ils aient affrontée alors qu’elle est 4e de la poule 4... Nous, on prend Pau, Angers, Lanester, etc. Vous arrive-t-il néanmoins d’envisager la relégation ? Non, je suis confiant. Quand j’ai vu la poule, cet été, je savais que ce serait beaucoup plus compliqué que la saison dernière. Je ne suis pas inquiet car l’équipe se bat. Aurélien (Simon), qui est très important, se remet. Il faut le temps.

Et il ne faut pas oublier que lors de la seconde phase, nous serons face à des clubs dans la même situation. à ce moment-là, ce sera la survie. Les trois derniers matches (face à Angers, à Bagnols et à Ivry II), lors desquels il y a eu du mieux, ont-ils constitué un déclic ? Les joueurs ont pris conscience des choses. Ils se soudent, se battent. Même les jeunes, qui sont de plus en plus intégrés. Maintenant, ce sont des guerriers, avec leurs moyens. Regrettez-vous de n’avoir recruté que deux éléments (Garcelon et Zaire), cet été ? Non, on n’a pas le droit à une prise de risque financière. On ne peut pas planter le club pour une équipe. Allez-vous vous renforcer ? C’est certain à 90 %, début décembre, un arrière polyvalent devrait nous rejoindre. Il débuterait en janvier. ça nous ferait un grand bien. recueilli par maxime raynaud

Selon Olivier Ferrand, « les joueurs ont pris conscience des choses. » Archives JAT

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