Jean-Paul Barriac : «Il faudra s’accrocher jusqu’à la fin»

  • Jean-Paul Barriac : "Les adversaires doivent comprendre que Paul-Lignon est une forteresse imprenable."
    Jean-Paul Barriac : "Les adversaires doivent comprendre que Paul-Lignon est une forteresse imprenable." Jean-Louis Bories
Publié le , mis à jour

Rugby. Suite au déplacement à Bobigny dimanche, le président du Stade Rodez Aveyron est satisfait du bonus défensif ramené par ses hommes (défaite 19-12). Tout comme de l’état actuel de son club. Entretien.

Satisfait du bonus défensif ramené de Bobigny par ses hommes (défaite 19-12),  le président du Stade Rodez Aveyron se confie. Pour lui pas de doute, "le club va bien. Et dans toutes ses composantes". Entretien. 

Ce point de bonus défensif récolté chez le leader Bobigny dimanche suffit-il à votre bonheur ?

Oui, car Bobigny méritait son succès. C’est l’équipe la plus complète qu’on a affrontée depuis le début de la saison et nos 9 heures de bus dans les jambes se sont fait ressentir en deuxième période. On a beaucoup souffert mais je suis fier des joueurs car ils n’ont jamais craqué. Je dirais que c’est une belle défaite.

Ne manque plus qu’un succès dimanche face à Saint-Jean-d’Angély pour que vous soyiez pleinement satisfait de cette phase aller...

Oui et non. Déjà, soyons prudents car apparemment à Saint-Jean-d’Angély, il y a des monstres devant ! Et pour l’instant, on ne se fait pas assez respecter à la maison. On doit tuer les matches après 20 minutes de jeu. Les adversaires doivent comprendre que Paul-Lignon est une forteresse imprenable. Puis, j’ai encore en travers de la gorge notre revers à Saint-Sulpice en début de saison (17-14) car ce match, on devait le gagner 100 fois. Avec ce succès, notre parcours aurait été parfait. Pour l’instant, il est joli.

A l’aube de la phase retour, Rodez peut-il remonter jusqu’à la cinquième place, au minimum, pour décrocher sa place en phases finales ?

C’est notre objectif depuis le début de la saison. Ce sera compliqué avec nos huit points de pénalité mais j’y crois dur comme fer. On n’est pas loin déjà. Et je pense qu’un succès à l’extérieur lors de la phase retour suffirait à notre bonheur. Puis qui sait ? D’autres équipes auront peut-être des sanctions d’ici peu... En attendant, il faudra s’accrocher jusqu’à la fin. Et on verra.

La réception de Saint-Jean-d’Angély dimanche signera le dernier match de l’année à Paul-Lignon. En France, les stades se vident. Et Rodez parvient toujours à attirer du monde. Est-ce une de vos fiertés ? 

Oui car c’est triste de voir des stades avec 500 ou 600 personnes. Nous, on reste parmi les meilleures affluences de la division, avec une moyenne entre 2000 et 2500 personnes. Depuis plusieurs années, on ne voit pas de baisse. Mais attention car programmer des matches de Top 14 le dimanche après-midi est une folie. On court à notre perte en faisant cela.

En s’imposant à Bobigny (19-13), l’équipe réserve s’est emparée du trône de leader. Cela vous ravit-il également ?

Oui, le club va bien. Et dans toutes ses composantes. Car notre équipe réserve est exemplaire mais nos juniors et nos cadets le sont également. L’école de rugby, elle, se porte toujours aussi bien et les féminines ne sont pas mal. Pour se projeter, c’est indispensable d’avoir toutes les équipes au meilleur de leur forme.

En parlant de se projeter, de nombreux élus, présents à l’assemblée générale du club lundi dernier, ont évoqué la Pro D2. Est-ce le futur du club ?

Déjà, il y a la poule Elite entre les deux. Et je pense qu’on pourra y prétendre d’ici peu. La Pro D2, je suis d’accord. Mais seulement si on nous aide davantage. Sinon, il ne faut pas rêver. Certains clubs touchent aujourd’hui 500 000€ d’un partenaire privé. On en est loin. Et niveau subventions, la moyenne des clubs en Fédérale 1 s’élève à 396 000€. Nous, on est à 230 000€.

Récemment justement, votre entraîneur Arnaud Vercruysse a annoncé qu’il serait prêt à rester si le club créait un projet pour rejoindre la poule Elite dans le futur. Ce projet est-il viable ?

Bien entendu. Mais je ne veux pas accéder à la poule Elite pour y plafonner. Si on y va, c’est avec l’objectif de la Pro D2 dans les deux-trois saisons à venir.

Il se dit que vous passeriez la main à la présidence, en cette fin de saison. Est-ce vrai ?

Pour le moment, il n’y a pas grand-monde qui se bousculent au portillon pour reprendre. Et je ne partirai pas en laissant les clés du club à un président fou d’ambition comme on en a eu par le passé. Sans les dons de la saison passée (230 000€), on n’existerait plus. On doit au moins à ces donateurs de ne plus reproduire les erreurs du passé. Maintenant, si je trouve un successeur avec cette vision, je passerai la main car avec mon entreprise personnelle, ce n’est pas facile. Et surtout car, comme je l’ai déjà dit, on n’est que de passage. Et je suis tout sauf irremplaçable.

Mathieu Roualdés
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