Hôtel cinq étoiles à Rodez : «Une ouverture définitive à l’été 2019»

  • « Un projet ambitieux et très complexe », révèle Mathias Echène, l’opérateur d’un grand projet hôtelier au palais épiscopal,
    « Un projet ambitieux et très complexe », révèle Mathias Echène, l’opérateur d’un grand projet hôtelier au palais épiscopal, José A. Torres
  • Le palais épiscopal, ancien évêché de Rodez, l’un des plus beaux bâtiments de la ville.
    Le palais épiscopal, ancien évêché de Rodez, l’un des plus beaux bâtiments de la ville. José Torres
Publié le , mis à jour

Avant la remise officielle des clés du palais épiscopal, Mathias Echène l’investisseur principal du futur hôtel cinq étoiles, revient sur ce projet et dévoile ses ambitions, chiffres à l’appui.

Vendredi, Mathias Echène recevra des mains du conseil départemental les clés du palais épiscopal. Avant d’en prendre pleinement possession, le futur propriétaire des lieux revient sur le projet, évoque ses ambitions pour cette bâtisse chargée d’histoire, mais également les critiques ayant émergé dès l’annonce de la cessation du palais épiscopal.

Vous avez annoncé la somme de 5 millions pour rénover, et implanter un hôtel cinq étoiles entre les murs du palais épiscopal. Cette somme est-elle suffisante pour financer un tel projet ?

Ce budget de 5 M€ est défini par deux éléments : le nombre de m² qu’il va falloir rénover et la stabilité financière que nous souhaitons maintenir. Il s’agit là d’un projet ambitieux qui nécessite de la vision, d’un exercice très complexe qui n’a pas de réponse unique.

Les prix affichés pour les chambres (de l’ordre de 300 € par nuit) et des suites (entre 500 et 550 €) posent également question. Ces prix ne sont-ils pas trop élevés pour une ville comme Rodez ?

Dans le monde et en France, de plus en plus d’hôtels, pilotés par des amoureux, des passionnés du métier en dehors des grandes chaînes hôtelières, proposent aux visiteurs de vivre une expérience complète et unique. Ce lieu unique est ici le palais épiscopal. Je prends l’exemple de la ville de Chambéry. Il existe un hôtel qui s’est classé au 18e rang, par sa qualité, en France. Le prix de ses chambres oscille entre 300 et 350 €. Il a acquis une réputation mondiale. 

Avec ce type d’établissement, on sort des statistiques. Une fois les travaux terminés, nous espérons un taux d’occupation de 60 % de l’établissement (qui comprendrait entre 25 et 33 chambres, NDLR). La fréquentation de Rodez en général, et du musée Soulages, est un élément probant pour dire que ce projet enthousiasmant sera une réalité.

Un calendrier des travaux a-t-il été établi ?

Dès la remise des clés de la part du conseil départemental, nous allons prendre possession temporairement des lieux. Dans un premier temps, nous faisons place nette. Puis nous nous attaquons à la décoration intérieure, dès le mois de janvier. Mais pas de gros œuvre. Dès l’été prochain, nous souhaitons accueillir les premiers clients. Au printemps 2018, dix chambres doivent être disponibles. À l’automne ou l’hiver 2018, les travaux doivent être terminés. Pour une ouverture définitive à l’été 2019.

Combien d’emplois seront créés ?

Au total, nous compterons quarante emplois permanents. Nous privilégierons les emplois locaux systématiquement. Tous nos employés devront parler une ou plusieurs langues étrangères, et nous faisons confiance au système scolaire comme aux écoles et organismes de formation de Rodez pour offrir localement un vivier de candidatures qui répondent à ce critère, entre autres.

Entendez-vous les critiques émises à l’encontre de ce projet, venant notamment d’élus du conseil municipal de Rodez ?

Je ne répondrai pas à ces critiques ici. Je n’ai pas rencontré Sarah Vidal (élue de la majorité municipale et une des opposantes au projet, NDLR) depuis son vote défavorable au conseil municipal, ni depuis ses commentaires dans la presse.

Le palais épiscopal deviendra-t-il un lieu fermé ?

Absolument pas. Nous souhaitons en faire un endroit d’accueil, ouvert sur le monde. Ce lieu chargé d’histoire doit être connu de tous. Les Aveyronnais doivent se le réapproprier. D’ailleurs, nous allons créer une association des amis du palais épiscopal qui aura pour but la recherche et l’exposition de tous documents en rapport avec cet endroit.

Votre fichage par Interpol s’oppose-t-il à la poursuite de vos investissements ?

Cette affaire relève de la sphère privée. Mais ce fichage ne porte pas à conséquence. Je suis libre de voyager, de me déplacer.

Philippe Henry
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