Jacqueline Sauvage: ses filles demandent une grâce totale à l'Élysée

  • Capture d'écran le 10 septembre 2012 à Paris des trois filles de Jacqueline Sauvage: Sylvie (G), Fabienne (2eG) et Carole (D), qui avaient témoigné à charge contre leur père, expliquant avoir été violées et battues comme l'était leur mère
    Capture d'écran le 10 septembre 2012 à Paris des trois filles de Jacqueline Sauvage: Sylvie (G), Fabienne (2eG) et Carole (D), qui avaient témoigné à charge contre leur père, expliquant avoir été violées et battues comme l'était leur mère AFP/Archives - Agnès COUDURIER-CURVEUR
Publié le , mis à jour

Les filles de Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, ont déposé vendredi à l'Élysée une demande de "grâce totale", une semaine après le rejet en appel de sa demande de libération conditionnelle, a appris l'AFP auprès de ses avocates.

"Une pétition de plus de 300.000 signataires sollicitant la libération immédiate de leur mère a été jointe à cette demande", ont précisé les avocates de Mme Sauvage, Mes Nathalie Tomasini et Janine Bonaggiunta.

Dans leur lettre adressée à François Hollande, dont l'AFP a pu lire des extraits, les trois filles de Jacqueline Sauvage se disent "désespérées" de ne pas avoir leur mère près d'elles, "inquiètes pour son état de santé" et "craignant pour sa vie".

Elles disent aussi ne "plus" savoir "comment intervenir face à toutes ces interminables procédures qui n'aboutissent pas".

Le comité de soutien de Jacqueline Sauvage, présidé par la comédienne Eva Darlan, a lui aussi adressé vendredi une lettre au président de la République, lui demandant "solennellement" de la "libérer, en lui accordant la grâce totale et immédiate".

Le comité, qui estime que Mme Sauvage "a payé pour son geste depuis ces quatre années où elle est en prison", a prévu un rassemblement samedi 10 décembre, à Paris.

Devenue un symbole des victimes de violences conjugales, Jacqueline Sauvage avait obtenu le 31 janvier, après une forte mobilisation, une grâce partielle du président Hollande, notamment de la période de sûreté, lui permettant ainsi de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle.

Cette demande a été rejetée en première instance, puis en appel la semaine dernière. La cour d'appel de Paris a notamment estimé que la réflexion de Jacqueline Sauvage demeurait "pauvre et limitée puisqu'elle peine encore" à accéder à un "authentique sentiment de culpabilité".

En octobre 2014, comme en appel en décembre 2015, Jacqueline Sauvage avait été condamnée à dix ans de réclusion criminelle.

Ses trois filles avaient témoigné à charge contre leur père, expliquant avoir été violées et battues comme l'était leur mère.

Après la rejet de sa demande de libération conditionnelle, ses avocates avaient indiqué que Jacqueline Sauvage et sa famille renonçaient à se pouvoir en cassation.

Incarcérée en Seine-et-Marne, Jacqueline Sauvage a la possibilité de déposer une nouvelle demande de libération si elle le souhaite.

Source : AFP

Centre Presse Aveyron
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