«Des locaux très motivés» : un débat pour produire sain et consommer local

  • Le réalisateur Olivier Dickinson.
    Le réalisateur Olivier Dickinson. CP
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Il y avait beaucoup de monde, dimanche en fin d’après-midi, dans la salle du cinéma Rex où Olivier Dickinson présentait son documentaire «Des locaux très motivés».

Caplongue, Meljac, Alrance, Lestrade-et-Thouels... des noms qui parlent. Et à l’écran, un groupe de gens exceptionnels, de bon sens, qui font leur travail avec amour, passion, et affichent leur attachement à de vraies valeurs. Olivier Dickinson, réalisateur, né à Londres, a été récompensé une vingtaine de fois pour ses films d’inspiration sociale et écologique. Depuis sa sortie, «Des locaux très motivés» a été sélectionné par de grands festivals internationaux.

Les paniers des producteurs ont la cote

A Espalion, le public était unanime pour saluer ce film exceptionnel où l’unité du groupe, sa convivialité, la joie de vivre, la recherche d’authentique sautaient au yeux. Et leurs déclarations, également exceptionnelles, attestent d’une philosophie et d’un art de vivre. « Il faut se nourrir au plus proche. Je voulais être utile et savoir ce que mes enfants allaient manger». « Je veux maîtriser toutes les chaînes, de l’élevage à la transformation. Quand on travaille une matière vivante et qu’on la transforme, c’est important.». «Les gens du coin doivent nourrir les gens du coin, avc de la nourriture proche, saine, des espèces locales à la valeur nutritionnelle importante». « On doit privilégier la vente directe, de bons produits, pour les gens qu’on aime bien». «C’est un métier qui porte une aventure humaine, où on accompagne ce que la nature ferait naturellement». «Récolter des légumes, c’est le fruit de toute une année de travail, la récompense». «Ce qui me fait peur, c’est l’avenir : l’état des sols, les nappes phréatiques... On peut produire sans tout détruire».


 

Faire le lien avec les consommateurs

Et le groupe se retrouve pour des réunions, débattre, dresser le bilan de ses actions... et finir par un casse-croûte. A l’issue de la projection, une discussion s’est instaurée avec Olivier Dickinson qui a précisé que, depuis la fin du tournage, le nombre de paniers de produits commandés par semaine est passé de 100 en 2014 à 200, et le nombre de producteurs de 15 à 30. Bien des sujets ont été abordés : la venue de néo-ruraux dans le groupe, l’aide ou l’absence d’aides de la part des élus pour favoriser l’essor du bio, l’agrandissement du groupe des locaux motivés, le financement du documentaire d’Olivier Dickinson et sa diffusion dans des établissements de formation agricole, les vaches sans corne de la race aubrac, les événements, dégustation, soirées, concerts pour faire le lien avec les consommateurs, la commande des paniers pour ceux qui n’habitent pas dans le ruthénois.

Le réalisateur Olivier Dickinson.

Centre Presse Aveyron
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