Transports

Rodez-Paris : l’avenir du train de nuit inquiète de nouveau

  • Selon les syndicats, le Paris-Rodez de nuit passera par Bordeaux pendant la durée des travaux. Avec pour conséquence de délaisser les gares entre Rodez et Brive.
    Selon les syndicats, le Paris-Rodez de nuit passera par Bordeaux pendant la durée des travaux. Avec pour conséquence de délaisser les gares entre Rodez et Brive. Centre Presse / Centre Presse
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Les travaux lancéssur la ligne entre Pariset Toulouse, à l’été 2017, paralyserontla circulation du trainde nuit durant plusieurs mois. Entre solutions alternativeset interrogations, usagers et cheminotsse mobilisent pourle Rodez-Paris.

Alors que le secrétaire d’état aux Transports, Alain Vidalies, avait garanti, cet été, le maintien de deux lignes de train de nuit, Paris-Briançon et Rodez-Latour de Carol-Paris, usagers et cheminots s’inquiètent des travaux à venir sur la ligne Polt (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse), à l’été 2017.

Pour les syndicats de cheminots, "sa pérennité ne sera pas assurée à moyen terme si des solutions ne sont pas rapidement trouvées" pour assurer les dessertes entre Rodez et Brive. Ces travaux de modernisation des voies seront nocturnes, et condamnent par conséquent la circulation du train de nuit sur cette portion. Pour l’heure, selon la SCNF, aucun trajet alternatif n’a été défini. Sauf que les cheminots croient savoir que le Rodez-Paris passera alors via Toulouse et Bordeaux. Par cette voie, toutes les gares entre Rodez et Brive ne seraient donc plus desservies. Les cheminots proposent plutôt de dévier le train par Coutras (Gironde), via Périgueux, pour rejoindre Bordeaux.

Suppression d’une voiture

Cette solution présente l’avantage de préserver les dessertes entre Rodez et Brive, même si le train devrait partir plus tôt de Rodez ou de Paris. "Lors de nos différentes rencontres avec la direction, nos interlocuteurs ont semblé intéressés", avance Frédéric Konefal, élu CGT au comité d’entreprise régional de la SNCF.

Autre motif d’inquiétude : la suppression d’une voiture du train de nuit. De quatre wagons, le train passerait à trois. Le retrait de la voiture « service » entraînera la suppression de 42 couchettes. Par an, la CGT estime que 3 500 à 5 000 Lotois et Aveyronnais resteront à quai. Pour la SNCF, cette suppression "au vu de la fréquentation de la ligne" ne posera pas de problèmes. En revanche, Alain Berthoumieu, délégué régional de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut), déplore "la politique commerciale de la SNCF".

"Si l’entreprise voulait décourager les usagers du train, elle ne s’y prendrait pas autrement", assène le délégué régional de la Fnaut. "En semaine, la réduction des voitures peut s’entendre, glisse Alain Berthoumieu. Mais le reste du temps, notamment en fin de semaine, cela devient problématique. Le week-end, le train est plein."

Pour le président de la Fnaut, les garanties posées par le secrétaire d’état aux transports seront caduques "si le train n’est plus fréquenté. Ce qui risque fort bien d’arriver si la SNCF continue de décourager les voyageurs de prendre ce train de nuit".

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