Mort de Tony: marche contre la violence à Reims

  • Marche contre la violence, le 19 décembre 2016 à Reims
    Marche contre la violence, le 19 décembre 2016 à Reims AFP - FRANCOIS NASCIMBENI
  • Marche contre la violence, le 19 décembre 2016 à Reims
    Marche contre la violence, le 19 décembre 2016 à Reims AFP - FRANCOIS NASCIMBENI
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Une marche blanche réunissant une centaine de personnes s'est déroulée lundi à Reims pour "tous les enfants victimes de maltraitance" dont Tony, 3 ans, mort le 26 novembre sous les coups de son beau-père, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Nous défilons pour tous les enfants, pas seulement pour Tony", a indiqué Gilda Philippet, mère de cinq enfants qui a répondu à l'appel à la mobilisation lancé sur les réseaux sociaux.

"Enlevez vos œillères, faites le 119", "Stop à la violence", "Justice réveille toi et protège nos enfants", a-t-on pu lire sur les diverses banderoles et pancartes étayant le cortège.

"Nous sommes ici parce que nous n'imaginons pas un instant qu'il soit possible de faire du mal à un enfant: c'est la génération future, il faut faire attention à eux", a lancé Mélanie Carrié, 18 ans, venue en couple pour dénoncer des abus trop peu sévèrement punis selon elle.

La foule, composée de nombreuses mères de famille accompagnées de leurs enfants, a défilé jusque devant le tribunal de grande instance.

Environ 600 personnes avait déjà marché en silence quatre jours après la mort du petit garçon. Elle avait suscité une vive émotion dans le quartier Châtillons, où il vivait, et jeté l’opprobre sur les voisins, parfois accusés, par leur silence, de porter une part de responsabilité dans le drame.

"Si les services de police avaient été alertés par le voisinage, cet enfant aurait pu passer la Noël 2016", avait déploré le procureur, dénonçant une absence de "civisme".

Le conjoint violent, 24 ans, déjà condamné à sept reprises, et la mère, 19 ans, ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Ils encourent respectivement la réclusion à perpétuité et cinq ans de prison.

Source : AFP

Centre Presse Aveyron
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