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Sécurité routière, accidentologie. 2016, une année « décevante » sur les routes aveyronnaises

  • Sécurité routière, accidentologie. 2016, une année « décevante » sur les routes aveyronnaises
    Sécurité routière, accidentologie. 2016, une année « décevante » sur les routes aveyronnaises
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Le bilan présenté par les services de la préfecture s’arrête au 25 décembre 2016.

Pour la deuxième année consécutive, le nombre d’accidents est en hausse sur les routes du département. Alors que l’année 2014 laissait entrevoir une amélioration, le bilan provisoire de 2016, d’après les statistiques compilés par l’Observatoire départemental de la sécurité routière (ODSR), affiche par conséquent un nombre de blessés en hausse (251 au lieu de 243).Seul le nombre de tués est en baisse par rapport à l’année dernière (29 contre 23 en 2016). Au niveau national, les accidents sont également en légère hausse de 0,8 % (soit 396 accidents supplémentaires pour 52 164 au total). Toujours en France, le nombre de tués sur les routes s’est stabilisé par rapport à l’an dernier, pour 3 139 victimes (moins 17 par rapport à 2015).

À la vieille du réveillon, les services de police et de gendarmerie étaient particulièrement vigilants sur le bord des routes. Jeudi, à l’occasion d’un contrôle routier à Onet-le-Château, le préfet de l’Aveyron Louis Laugier a rappelé toute sa détermination pour sanctionner les comportements "à risques". "Il est beaucoup question de responsabilités individuelles, martèle le préfet. Surtout en cette période hivernale, où les conditions sont parfois difficiles, les automobilistes doivent avoir une conduite adaptée et être particulièrement vigilant à leur environnement."

Entretien. Louis Laugier : « La peur du gendarme ne suffit pas »

Comment qualifieriez-vous ce bilan provisoire de l’accidentologie aveyronnaise ?

Louis Laugier, préfet de l'Aveyron : On ne peut évidemment pas se satisfaire de ces chiffres (lire ci-dessus). Avec un nombre de morts pour le moment en légère baisse mais avec des accidents en hausse, ce bilan est bien évidemment décevant. Il n’y a pas de causes particulières à ces accidents. Il peut être question d’alcool, de stupéfiants, de vitesse ou tout simplement de perte de contrôle du véhicule.

Quel message souhaitez-vous adresser aux automobilistes ?

Tout d’abord, l’objectif des forces de l’ordre et des services de l’état n’est pas de faire du chiffre. Notre but, est de faire en sorte que tout le monde rentre chez soi sain et sauf. D’ailleurs, si nous avons fait le choix d’annoncer les contrôles routiers dans la presse, ce n’est pas pour faire du chiffre mais bien pour afficher notre présence au bord des routes.

Quelle est la vertu de ces contrôles routiers ?

Le côté répressif existe. en plus des sanctions pour les délits, les forces de police et de gendarmerie agissent dans le cadre de l’état d’urgence (hier, lors du contrôle routier d’Onet-le-Château, les policiers pouvaient fouiller les véhicules, sur réquisition du procureur, NDLR). Les forces de l’ordre assurent ainsi une présence dissuasive, contre les actes de délinquances et luttent contre le terrorisme.

Comment faire baisser la mortalité sur les routes aveyronnaises ?

L’outil répressif est une chose. Mais la peur du gendarme ne suffit pas. La baisse de la mortalité sur les routes passe également par un changement des mentalités. Dans beaucoup d’accidents, la question de la responsabilité individuelle se pose. Les automobilistes doivent adopter une conduite en rapport avec leur environnement. Et notamment en période hivernale. On voit trop souvent des suraccidents causés par le non-respect des distances de sécurités.

Philippe Henry
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