Vague de froid généralisée attendue cette semaine

  • La neige recouvre le paysage, le 15 janvier 2017, près de Lyon
    La neige recouvre le paysage, le 15 janvier 2017, près de Lyon
  • Prévisions de consommation électrique en France de mardi à vendredi 20 janvier, mesures d'économies de courant normales et exceptionnelles pouvant être prises
    Prévisions de consommation électrique en France de mardi à vendredi 20 janvier, mesures d'économies de courant normales et exceptionnelles pouvant être prises
  • Le thermomètre devrait dégringoler jusqu'à moins 9 ou 10 à Strasbourg, moins 11 à Mulhouse, moins 10 à Dijon, moins 6 à Toulouse, moins 4 à Marseille
    Le thermomètre devrait dégringoler jusqu'à moins 9 ou 10 à Strasbourg, moins 11 à Mulhouse, moins 10 à Dijon, moins 6 à Toulouse, moins 4 à Marseille
  • Chute de neige le 8 janvier 2017 à Strasbourg
    Chute de neige le 8 janvier 2017 à Strasbourg
  • Un sans-abri à Paris alors qu'une vague de froid frappe l'Europe, le 8 janvier 2017
    Un sans-abri à Paris alors qu'une vague de froid frappe l'Europe, le 8 janvier 2017
  • La pluie et un fort vent se sont abattus sur Godewaersvelde, dans les Hauts de France, le 12 janvier 2017
    La pluie et un fort vent se sont abattus sur Godewaersvelde, dans les Hauts de France, le 12 janvier 2017
Publié le , mis à jour

Une vague de froid est attendue cette semaine sur la quasi-totalité de la France, la première de cette ampleur depuis 2012, alors que le gouvernement a mis en place un "pilotage national quotidien" exceptionnel.

Sous l'influence d'air froid en provenance du nord-est de l'Europe, les températures seront inférieures de "quatre à huit degrés" aux normales saisonnières, selon Météo-France.

Le thermomètre devrait tomber à -11 à Mulhouse, -9 dans le Massif central et à Strasbourg, -6 à Toulouse et -4 à Marseille.

"On n'est pas dans des températures exceptionnelles", souligne toutefois Patrick Galois, prévisionniste à Météo-France. "On peut parler de vague de froid d'intensité modérée, d'un bon coup de froid".

Rien à voir avec les "vagues de froid historiques comme celles de février 1956 ou de janvier 1985", quand la température avait plongé à -19 à Toulouse, explique-t-il.

Le coup de froid attendu ne devrait pas non plus avoir la même intensité que la dernière vague de froid notable, en 2012, selon Météo-France.

C'est cependant la première fois depuis cette date que le pays connaîtra "un froid aussi généralisé et peut-être durable", précise Emmanuel Demaël, également prévisionniste à Météo-France.

Les températures devaient déjà commencer à baisser dans la nuit de dimanche à lundi, avec des gelées matinales attendues entre -4/-5 et 0 degrés dans le centre, l'Est et l'arrière-pays provençal.

- "Vigilance accrue" -

Le thermomètre devrait surtout plonger à partir de mardi et, durant le reste de la semaine, les températures seront souvent fortement négatives la nuit et le resteront parfois toute la journée.

"Les températures ressenties seront au plus bas mercredi et jeudi car il y aura plus de vent", précise M. Demaël. Ainsi, dans le Nord-est, une température de moins 10 conjuguée à une bise de 50 km/h, "donnera lieu à un ressenti de moins 20 environ".

Selon Météo-France, ce froid glacial et sec pourrait se poursuivre la semaine prochaine.

La faute à un anticyclone qui fait descendre de l'air froid du nord-est de l'Europe vers la France. "Comme on va gagner des vents d'est, les perturbations océaniques qui généralement nous apportent de la douceur vont rester sur l'océan et ne vont pas rentrer sur le continent", explique M. Galois.

Face à cette offensive du froid, le gouvernement a mis en place samedi un "pilotage national quotidien" pour anticiper au mieux les besoins.

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a appelé les collectivités locales et les associations à mettre à disposition des locaux pour les sans-abri.

La sécurité civile, la police, la gendarmerie et les sapeurs-pompiers sont également mobilisés. Un "bilan quotidien des besoins" doit être établi par les préfets.

La ministre de la Santé Marisol Touraine avait appelé dès vendredi à "une vigilance accrue", pour prévenir les intoxications au monoxyde de carbone, les chutes dues à la neige et les conséquences sanitaires liées au froid, alors que l'épidémie de grippe saisonnière bat son plein. Des messages ont été diffusés ce week-end à la radio.

Bien que le froid risque d'entraîner une hausse de la consommation d'électricité, "il n'y a pas de coupures programmées", a indiqué le gestionnaire du réseau de transport d'électricité, RTE.

Il pourrait cependant être contraint de déclencher dès mardi des mesures exceptionnelles, comme d'encourager les consommateurs à réduire leur consommation pendant les heures de pointe.

Cette vague de froid survient quelques jours après la tempête hivernale qui a frappé le pays jeudi et vendredi, privant plus de 330.000 foyers d'électricité, et alors qu'un épisode neigeux a conduit Météo France à placer douze départements en vigilance orange neige et verglas.

En Ile-de-France, on attend jusqu'à 2 à 4 cm de neige hors zones urbanisées, pouvant "engendrer quelques difficultés de circulation", tandis que dans les Pyrénées, c'est de "70 cm à 1 m" de neige" qui devrait tomber au dessus de 1.500 m, et s'ajouter aux chutes récentes "encore peu stabilisées".

Dans cette zone, le risque d'avalanche est "très fort", prévient aussi Météo France, avec une intensité observée seulement "tous les deux ou trois ans" en moyenne. L'accès routier à la principauté d'Andorre est fermé depuis samedi matin.

La vigilance orange a été levée en Corse mais 3.600 foyers restaient privés d'électricité en raison de la neige.

Source : AFP

Centre Presse Aveyron
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