Environnement

-11°C à Grenoble, -8° à Besançon, -6° à Marseille... coup de froid sur la France

  • -11°C à Grenoble, -8° à Besançon, -6° à Marseille... coup de froid sur la France
    -11°C à Grenoble, -8° à Besançon, -6° à Marseille... coup de froid sur la France
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Météo. -11°C à Grenoble, -8° à Besançon, -6° à Marseille... un bon coup de froid a saisi la France mardi, poussant autorités et associations à la mobilisation, avant le retour annoncé de la douceur dès la semaine prochaine.

-11°C à Grenoble, -8° à Besançon, -6° à Marseille... un bon coup de froid a saisi la France mardi, poussant autorités et associations à la mobilisation, avant le retour annoncé de la douceur dès la semaine prochaine. Cet air vif et sec venu d'Europe centrale arrive par le nord-est, générant des températures de 5 à 10° en-dessous des normales de saison, selon Météo France. Il s'étendra mercredi vers l'Ouest, renforcé par la bise. Les gelées les plus remarquables mardi matin ont été constatées dans le Sud: -6°C à Marseille-Marignane, -4 à Cannes, -3 à Antibes, -2 à Nice.

"Il faut remonter à janvier 2005 pour trouver de telles températures sur la Côte d'Azur", indique Patrick Galois, prévisionniste à Météo France. Ailleurs, il a fait -21°C à Val d'Isère à 1800 m, -13 à Luxeuil (Haute-Saône), -10 à Charleville-Mézières, -8 à Besançon... des températures assez courantes pour la saison, note Météo France. A Paris, -2°C était relevé. "Il faut relativiser", tempère M. Galois: "C'est un bon coup de froid. Ce même jour, le 17 janvier 1985, il faisait -23 à Nevers, -19 à Lille, -17 à Lyon, -14 à Paris, -10 à Marseille..."

Pour autant un tel épisode est inédit depuis la quinzaine glaciale de février 2012. Mais il ne devrait pas l'égaler, ni en durée ni en intensité. Depuis samedi, le gouvernement a mis en place un "pilotage national quotidien" pour anticiper les besoins dans chaque département. Migrants ou sans abri, "il y aura de la place pour tout le monde", a promis lundi le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux. Par exemple en Gironde (-1°C mardi matin à Bordeaux), 70 lits supplémentaires ont été mis à disposition, et le 115, les maraudes, pompiers, gendarmerie et police ont été renforcés. En Charente-Maritime où un SDF est mort de froid le 30 décembre, 78 places additionnelles ont été prévues. A Lyon, c'est 200 places. A Toulouse (+3°C mardi matin), une vingtaine de personnes ont passé leur première nuit sur des lits de camp d'un gymnase réquisitionné. En Ariège, où la température ressentie (sous le vent) devait atteindre -12°C, les maraudes ont été intensifiées.

La Corse restait en vigilance orange neige-verglas, auxquels devait s'ajouter un fort vent. Les établissements scolaires étaient fermés sauf à Ajaccio et Bastia, les liaisons ferroviaires et la circulation des poids lourds suspendues.

Electricité

Concernant l'approvisionnement en électricité de la France, le gestionnaire du réseau de transport (RTE) a indiqué que les besoins seraient assurés mardi, mais qu'il pourrait être amené à déclencher des mesures exceptionnelles mercredi. Le froid devrait en effet encore s'étendre mercredi, notamment vers la Bretagne, relativement épargnée mardi, qui verra le mercure passer sous 0°C.

A la fin de la semaine, peu à peu, les températures devraient remonter en journée, avec des nuits encore froides. La semaine prochaine, grâce à un flux d'ouest, "nous retrouverons une douceur au-dessus des normales, avec des températures maximales à deux chiffres en fin de semaine", annonce M. Galois de Météo France.

Avalanches

Mardi matin, la vigilance orange avalanches a été levée sur le massif pyrénéen, théâtre de nombreuses coulées de neige depuis ce week-end. Les domaines skiables de plusieurs stations avaient été fermés pour raisons de sécurité. Dans les Pyrénées-Atlantiques, l'accès à la station de la Pierre Saint-Martin a été rouvert ainsi qu'à la station d'Artouste. En revanche, la route de Gourette reste fermée pour permettre de purger une avalanche. Et les accès transfrontaliers sont toujours fermés eux aussi.

AFP
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