Rugby, fédérales : vers une fin de saison sans relégation ?

  • Lévezou Ségala déjà sauvé ?
    Lévezou Ségala déjà sauvé ?
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Le 17 mars prochain, le houblon coulera à flot. Saint Patrick oblige. Ce même jour, plusieurs clubs de rugby pourraient aussi se retrouver sauvés de la relégation. Et parmi eux, probablement des Aveyronnais, Lévezou Ségala ou Decazeville. Une bonne excuse pour arroser la chose. La raison de cette «grâce» ?

Le 17 mars se tiendra un comité directeur de la Fédération française de rugby qui devrait vraisemblablement acter une réforme en profondeur des championnats de Fédérale.

Consultés en début d’année, comme l’avait promis le candidat Bernard Laporte, les 278 clubs des championnats de Fédérale 1, 2 et 3 auraient appuyé en ce sens. C’est ce qui ressort de la synthèse du dernier bureau fédéral, tenu au siège de World rugby (la fédération internationale) à Dublin, le 24 février dernier. Ce document, que nous nous sommes procuré, couche noir sur blanc les propositions. Fin du championnat des réserves en Fédérale 1 (lire plus bas) mais surtout grand chamboulement des Fédérales sont donc au menu.

Sur ce dernier point, le changement serait en fait un retour à ce qui se faisait peu ou prou lors de la saison 2010-11 : dès la prochaine campagne, les poules seraient composées de 12 équipes, contre 10 actuellement, aux trois niveaux. Résultat direct, et comme le mentionne clairement le compte-rendu fédéral, « il n’y aura pas de relégations sportives dans les divisions inférieures à l’issue de la saison 2016-17 sauf relégations administratives et/ou financières ».

Si cela ne change rien pour Millau - 4e de la poule 5 - puisque les qualifications et les promotions ne seront pas impactées au mois de mai, cela laisse présager une troisième saison de rang en Fédérale 2 pour Lévezou Ségala, déjà repéché administrativement l’été dernier. « Mais tant que ce n’est pas voté, on va rester prudent », réagissait lundi le coprésident ségali Francis Bayol, dans la lignée de son coentraîneur Claude Larroque.

Outre ce probable sauvetage, cette réforme présenterait d’autres avantages, selon Jean-Luc Delaneau, président du Sporting club decazevillois qui « faisait partie de ceux qui râlaient depuis un moment. » Ce retour à 12 équipes par poule, et donc à onze matches de phase régulière à domicile par exercice, mais aussi à davantage de clubs qualifiés en phases finales, pourrait en effet impliquer une hausse des revenus des billeteries. « Mais certains clubs font 200 spectateurs, relativise le patron du club du Bassin. En Aveyron, en revanche, ce serait positif. »

Une position pas vraiment partagée par Francis Bayol, malgré les bonnes affluences de son club. « Cette réforme signifie davantage de joueurs, de blessures et de matches aussi, liste l’un des « boss » de LSA. Déjà qu’on a du mal à finir une saison... Et puis ça ne ramènera pas un centime de plus dans les caisses. Deux matches en plus à domicile, c’est autant à l’extérieur supplémentaires, avec les frais qui vont avec. » « Mais je me range derrière la démocratie », souffle Bayol, philosophe.

La démocratie, justement, ce sera pour le 17 mars. Viendra ensuite le temps de s’interroger sur les calendriers. Une autre paire de manche.

Ce que prévoit la réforme

- Toutes les poules (dont le nombre reste inchangé dans chaque division) passent de 10 à 12 équipes. Celle d’accession en F1 incluse.

Fédérale 1

Le championnat de Fédérale 1B est remplacé par une compétition « Espoirs fédéraux », indépendante des équipes premières. En clair, les « Espoirs » de chaque pensionnaire de F1 ne jouent pas forcément en même temps que l’équipe fanion, comme actuellement en lever de rideau.

Fédérale 2

- Les 8 premiers de chaque poule, au lieu des 6 actuels, sont qualifiés pour des 32es de finale.

- Suppression des barrages.

- Accession en Fédérale 1 si victoire en 8e de finale (comme actuellement).

Centre Presse / Maxime Raynaud
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