Le Raf vu par ses adversaires : « Il faudrait un tsunami pour que Rodez ne monte pas »

  • « Ce qui frappe à Rodez, c’est ce collectif très difficile à bouger », constate l’entraîneur de Tarbes, Pavel Vostanic.
    « Ce qui frappe à Rodez, c’est ce collectif très difficile à bouger », constate l’entraîneur de Tarbes, Pavel Vostanic.
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Centre Presse / Maxime Raynaud

Hyères, Tarbes, Paulhan-Pézenas. Ces trois équipes affichent un point commun : elles ont toutes chuté face au Rodez Aveyron football cette saison. Elles ne sont pas les seules, loin de là, puisque la formation aveyronnaise vogue à un rythme hallucinant vers le National.

À l’heure d’aborder le sprint final, avec un alléchant choc ce soir face à Fréjus et près de dix points d’avance sur les poursuivants, les chiffres sont unanimes. Mais comment se traduit cette domination sur le pré ? Pourquoi cette équipe, ballottée dans tous les sens lors de la précédente campagne, au point d’être reléguée puis repêchée, a-t-elle réussi à se relever ? Ce sont ces questions auxquelles ont tenté de répondre les entraîneurs Pavel Vostanic (Tarbes), Pascal Dagany (Paulhan-Pézenas) et André Blanc (Hyères).

Première remarque des trois techniciens, le Raf interpelle par sa métamorphose. « On sent que c’est un club qui a souffert, constate ainsi Dagany, dont l’équipe de Paulhan est la dernière à avoir fait les frais des foudres de Ras et consorts (3-0). Mais il a su transformer cela en charge émotionnelle positive. » « Comme nous il y a deux ans, Rodez a été relégué puis repêché, compare Blanc, dont le Hyères FC avait ensuite joué la montée la saison dernière. On sent cet esprit revanchard et la remise en question totale qui a dû être faite l’été dernier. »

Une analyse qui rejoint sans conteste le point fondamental relevé par l’entraîneur tarbais. « Quand des garçons sont prêts à souffrir ensemble, une grande partie du chemin est faite, expose Pavel Vostanic. Et justement, ce qui frappe à Rodez, c’est ce collectif très difficile à bouger. » Chez les trois coaches, la même rengaine : après le recrutement « très intelligent allié aux joueurs du cru » (Blanc), le « bloc », le « groupe » et l’« ensemble un peu plus complet que les autres » (Vostanic) reviennent comme l’arme fatale.

« Chez nous, on doit gagner (1-1), note encore le Hyérois. Mais dans le jeu, il y a ce rouage, cette solidité. Et puis très peu de faiblesses à tous les postes. » « Dans l’organisation, c’est ce que j’ai vu de mieux, souffle le Paulhanais, Pascal Dagany, qui ne cesse de pointer le travail « incroyable » de son homologue Laurent Peyrelade et des dirigeants d’un club qui « pue le foot. Je crois qu’avec cette équipe, même en National, Rodez gagnerait 7 ou 8 matches. »

À entendre les trois coaches, Da Silva et ses partenaires bénéficient aussi du petit coup de pouce qui fait la différence. « Cette année, Rodez est très chanceux. Il suffit de regarder le nombre de buts inscrits en toute fin de match (7 sur 34, NDLR), note Blanc. Ça fait la différence. L’an dernier, c’était l’inverse. Mais il faut aller chercher cette chance, faire plus. Et Rodez fait le nécessaire. » « Pour moi, on ne peut pas évoquer la chance, s’oppose Dagany. Pas sur autant de matches. »

Cette « réussite » est-elle néanmoins celle d’un champion ? Aucun doute chez les trois hommes, le National 1 attend Rodez. Parce que, comme le pointe André Blanc, c’est aussi dans la lignée des champions précédents. « À part Pau la saison dernière, aucun n’a impressionné auparavant. Uzès, Consolat, Colomiers, ce sont rarement les favoris qui accèdent. Mais les plus réguliers, efficaces. Comme Rodez. » « Franchement, il faudrait un tsunami (pour empêcher la montée), se marre Vostanic. Mais je crois qu’il n’y a pas trop d’eau à Rodez. » 

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