Treize personnes devant le tribunal de Rodez pour trafic de cannabis

  • Le procureur Delpérié a souhaité la sévérité à l’encontre des dealers.
    Le procureur Delpérié a souhaité la sévérité à l’encontre des dealers.
Publié le , mis à jour

C’est un écheveau à treize fils que le président du tribunal, Denis Goumont, a tenté de démêler. Treize prévenus mêlés dans un même trafic de stupéfiants, essentiellement de la résine de cannabis, qui s’est noué à Rodez et Onet-le-Château, entre 2011 et 2012 avec un approvisionnement de plusieurs kilos issu de Toulouse. Dans la salle d’audience, il y a les « petits dealers », comme les a surnommés le procureur Delpérié. Ils ont été pris la main dans le mauvais sac, mais ne bénéficieront pas pour autant de sa clémence.

Il y a aussi deux jeunes femmes, qui se sont embarquées dans cette affaire en menaçant une troisième de payer les dettes du compagnon de ce dernier sous peine d’avoir des problèmes. L’une sera relaxée et l’autre écopera de six mois avec sursis. Puis il y a « les dealers plus importants ». Dont un qui ne consomme pas. « Et leur véritable addiction, c’est l’argent ». Leur trafic atteint le kilo de drogue écoulé chaque mois. Puis il y a les têtes de gondoles. Un trio qui s’est côtoyé du côté d’Onet-le-Château. Avec parmi eux celui qui est présenté comme le pilier de ce trafic. Il est surnommé le Chinois. Ce qu’il réfute même si ce surnom lui va bien à première vue. « Moi, c’était beau gosse » rigole-t-il.

Dans le box, il est le seul à être encadré par le personnel pénitentiaire. Incarcéré pour une autre affaire de drogue, il a 26 ans et compte seize condamnations. Très à l’aise avec le président, il nie tout ce qu’on lui reproche. Le procureur requerra 4 ans de prison contre lui. La réquisition la plus lourde. Nier, revenir sur les déclarations, contester, c’est à peu près le comportement de tous ces prévenus lorsqu’ils passent à la barre. Au fil de l’audience, ce comportement n’agace même plus le président du tribunal.

Puis, en fin d’audience, quand les juges rendent leur décision, les visages se ferment. Du trio le plus impliqué dans cette affaire, celui surnommé le Chinois écope de 3 ans de prison ferme ; un autre de 3 ans dont un an avec sursis et 5000 euros d’amende ; le dernier de 2 ans dont 6 mois avec sursis et 2500 euros d’amende. Les autres condamnations s’échelonnent de 8 mois avec sursis et 1500 euros d’amende à 18 mois de prison et 3000 euros d’amende. Aucun mandat de dépôt n’a été décerné.

Centre Presse / Philippe Routhe
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