Football féminin, D1. Joseph : «Nous n’étions plus sur la même longueur d’ondes»

  • Sébastien Joseph est arrivé au Raf à l’été 2015. (archives Jean-Louis Bories / Centre Presse Aveyron)
    Sébastien Joseph est arrivé au Raf à l’été 2015. (archives Jean-Louis Bories / Centre Presse Aveyron)
Publié le , mis à jour

Le 8 avril 2015, Nicolas Bach et le Rodez Aveyron football version féminines annonçaient la fin de leur collaboration. Deux ans plus tard, presque jour pour jour, le scénario s’est répété. Mercredi, le club et Sébastien Joseph ont acté « d’un commun accord » le départ du technicien à l’issue de l’actuelle saison, dont le baisser de rideau est programmé le 27 mai.

Arrêtée lundi en comité directeur, puis annoncée mardi soir aux joueuses par la présidente de l’association Annie Cluzel, la décision officialisée mercredi marque la fin d’une aventure que certains sentaient poindre. Ce mercredi, Annie Cluzel a confirmé avoir constaté « un essoufflement chez les Rafettes. Et “Séb” était dans le même état d’esprit. Il n’y a aucune animosité mais il était compliqué de continuer. »

Une motivation que le futur-ex-coach avait soulignée un peu plus tôt, non sans s’être d’abord montré « extrêmement reconnaissant envers ce club » qui aura été le premier à lui confier les rênes d’une équipe de D1.

Débarqué en 2015, l’ex-cadre technique de la Ligue Méditerranée a ainsi expliqué être « arrivé à la fin d’un fonctionnement. Nous n’étions plus toujours sur la même longueur d’ondes sur l’orientation à donner à un groupe de haut niveau. »

Adepte de la professionnalisation, le technicien dit ne pas avoir « senti la volonté de plusieurs filles et dirigeants d’aller dans ce sens ». « Il y a deux visions du projet à Rodez, de l’avenir du club et, aujourd’hui, elles étaient divergentes », ajoute Sébastien Joseph, sans cacher une forme d’usure face à des « ambitions pas toujours en rapport avec les moyens ». « Mais Rodez est contraint par un budget et donc obligé de faire des choix », répond la présidente.

Aujourd’hui en quête de maintien, même si celui-ci ne fait pas de doutes au Raf, le club se retrouve face à une équation qu’il connaît bien : trouver un quatrième entraîneur en cinq ans, soit depuis l’arrêt de l’« historique » Franck Plenecassagne en 2011. Selon Annie Cluzel, « le travail a commencé », avec l’idée de trouver celui ou celle qui succédera « le plus vite possible » à Élodie Woock, Nicolas Bach et surtout Sébastien Joseph.

Ce dernier tirera sa révérence dans quelques semaines. Avec le sentiment d’avoir « rendu une copie propre et même au-delà des objectifs et des moyens.» Arrivé sans aucune expérience de l’élite féminine il y a deux saisons, le technicien restera comme celui qui a mené les Rafettes à leur campagne record (5e place de D1, demi-finale de Coupe de France).

Joseph dispose aujourd’hui de propositions, « chez les filles mais aussi chez les garçons ». Reste à savoir désormais quel sera l’impact de ce départ dans un groupe ruthénois où plusieurs joueuses pourraient suivre le chemin pris par leur futur-ex-entraîneur.

Centre Presse / Maxime Raynaud
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