Un 1er mai unitaire en Aveyron mais des syndicats en ordre dispersé face au FN

  • Didier Pons (CGT), Valérie Charpentier (FSU) et Robert Phavorin (Solidaires 12).       J.B.
    Didier Pons (CGT), Valérie Charpentier (FSU) et Robert Phavorin (Solidaires 12). J.B.
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C’est sous le signe de l’unité que les syndicats CGT, Force Ouvrière, FSU et Solidaires appellent à des rassemblements revendicatifs lundi 1er mai, à partir de 11 heures, à Rodez (jardin public), Decazeville (esplanade Jean-Jaurès), Villefranche-de-Rouergue (devant la mairie), Millau (place de La Capelle) et Saint-Affrique (jardin public). « C’est la fête du travail, la journée internationale des travailleurs, et non pas une journée d’entre deux tours », a insisté la représentante de la FSU, Valérie Charpentier.

Cela étant, les syndicalistes aveyronnaises se disent parfaitement conscients des « attaques qui se préparent d‘où qu’elles viennent. » Et ils espèrent que « les citoyens sauront se mobiliser et créer un rapport de forces suffisant pour se préparer à lutter contre les politiques libérales. » L’occasion pour Robert Phavorin (Solidaires 12) de préciser qu’en matière de libéralisation du travail, « partout, les mêmes actes produisent les mêmes effets. » Et de rappeler que « tous les acquis actuels ont été obtenus par la lutte. »

Loin de l’union syndicale de 2002

Si les syndicats avancent groupés en Aveyron, en France l’union syndicale de 2002 pour «faire barrage à l’extrême droite» au second tour n’est plus à l’ordre du jour. Comme chaque année, des rassemblements et manifestations sont prévus un peu partout, mais c’est bien la désunion syndicale prédomine. Comme un symbole, les syndicats vont manifester en ordre dispersé le 1er mai à Paris, très divisés sur les consignes de vote et le mot d’ordre de la mobilisation.

D’un côté, la CFDT et l’Unsa, qui ont appelé à voter pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle pour «rejeter la vision réactionnaire et identitaire du Front national». De l’autre, la CGT, la FSU, Solidaires et FO. Les trois premiers ont appelé à «faire barrage» à Marine Le Pen, sans pour autant inviter ouvertement à voter pour le candidat d’En Marche!. Force ouvrière s’est tout simplement abstenue de donner une consigne, fidèle à sa tradition d’indépendance vis-à-vis des partis politiques.

A Paris, ces quatre organisations vont manifester pour réclamer qu’on en finisse «avec les reculs sociaux qui font le terreau de l’extrême droite». «Le message pour la CGT, c’est évidemment contre l’extrême droite - pas une voix pour le Front national - et en même temps pour le progrès social», explique Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Ce clivage entre «réformistes» (CFDT, Unsa) et «contestataires», s’est accentuée lors du conflit autour de la loi travail.

«Un 1er mai désuni, ce n’est pas si surprenant», estime Stéphane Sirot, historien spécialiste du mouvement syndical. Pour lui, cette division est à l’image de ce qui se passe dans le champ politique où, contrairement à 2002, il n’y a pas non plus d’unanimité dans l’appel à voter contre le FN. «Les temps ont changé, ajoute-t-il. Il y a une frange de citoyens, de politiques et de syndicalistes qui n’arrivent plus à accepter n’importe quelle alternative au FN qui serait en contradiction avec leur engagement récent», ajoute-t-il.

Centre Presse
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