Jacques Mézard, ministre de l’agriculture : « On ne peut pas tout mettre sur le dos des agriculteurs »

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    Jacques Mézard, ministre de l’agriculture : « On ne peut pas tout mettre sur le dos des agriculteurs »
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Et plus qu’un peu ! Avec le Cantal, ce sont deux départements très proches, avec des enjeux similaires en matière agricole notamment. Sur ces terres de production bovines et laitières, la valorisation de la production y est un sujet majeur. Avec en plus la spécificité ovine dans ce département de l’Aveyron qui est très grand. Mais en tant que ministre de l’Agriculture, dois-je rappeler que je suis vigilant sur toutes les problématiques. Avec un œil plus acéré sur des territoires tels que ceux-là.

En effet, la problématique n’est pas nouvelle. Elle date de plusieurs années. Et j’entends ce discours selon lequel nos prédécesseurs n’ont pas fait bouger les choses, pourquoi y arriverions-nous. Mais le président Emmanuel Macron a fait une priorité de son programme le juste prix payé aux producteurs. Pour faire bouger les choses, nous allons lancer, avec le président, certainement dès juillet, les états généraux de l’alimentation. Où seront réunis producteurs, transformateurs, la grande distribution mais aussi les consommateurs. Cela durera deux ou trois mois. Il faut rééquilibrer le rapport de force, faire évoluer les pratiques. Car il y a une nécessité de tenir compte des coûts de production. On ne peut plus demander aux agriculteurs de produire mieux en les rémunérant moins ! On voit les conséquences que cela a sur le lait et la viande. Puis le rôle des consommateurs est important avec cette qualité qu’ils réclament. On va avancer à grands pas, vite et bien.

A son arrivée à Marcillac, ce samedi matin, Jacques Mézard était accueilli par le maire de la commune, Anne Gaben-Toutant, et le président de la chambre de l’agriculture de l’Aveyron, Jacques Molières.

Je l’entends. Je suis issu d’un département rural et je connais leurs inquiétudes. On ne peut pas tout mettre sur le dos des agriculteurs. Toute une série de reproches sont largement injustifiés. Il reste cependant des efforts à faire. Il n’est en tout cas pas question pour moi d’opposer agriculture et environnement. Il faut arriver à une complémentarité. Et c’est aussi une bonne chose pour le monde agricole qu’il y ait aujourd’hui une véritable préoccupation de l’environnement. Il est vrai aussi qu’en métropole, les gens ne sont pas les mieux placés, même s’ils sont confrontés à des problèmes environnementaux, comme la pollution de l’air, que l’on ne peut pas directement imputer aux agriculteurs. Il faut en tout cas sortir des a priori, de l’idéologie et convaincre. Nous y parviendrons en travaillant avec le ministre de l’Environnement.

Il ne vous a pas échappé qu’Emmanuel Macron a proclamé haut et fort son attachement à l’Europe. C’est même une de ses singularités. Et aujourd’hui, quand on observe le comportement des États-Unis, nous avons le devoir de travailler ensemble avec l’Europe. À la demande d’Emmanuel Macron, ma première visite à l’étranger a d’ailleurs été auprès du ministre de l’Agriculture allemand. Nos préoccupations sont communes. La préservation de la Pac est ainsi une priorité fondamentale. De même que nous demeurons très vigilants sur les conséquences du Brexit. Je rencontrerai très vite Michel Barnier, en charge du dossier de négociation sur ce sujet.

J’examine le dossier. On m’a fourni toute une série de chiffres sur ces quatre cinq dernières années. C’est une problématique que je connais pour l’avoir traitée avec nos voisins de la Lozère, confrontés depuis longtemps à ce problème. J’adopterai le même schéma : pas de dogmatisme et essayons d’être concrets. J’ai conscience que les attaques sont mal vécues par rapport aux sinistres causés. Notamment sur le plan psychologique. Il convient d’être concret et ne pas chercher à déclencher une guérilla entre les défenseurs du loup et ceux qui sont contre.

J’ai déjà eu à m’entretenir sur ce sujet par rapport au vin espagnol. J’ai engagé une discussion avec nos homologues espagnols. On a avancé sur ce sujet tout de suite. Ils sont d’ailleurs plutôt réceptifs à cette problématique.

Centre Presse / Philippe Routhe
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