Hôtel cinq étoiles à Rodez : Mathias Echene lève le voile sur son passé judiciaire et lance une souscription

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    Hôtel cinq étoiles à Rodez : Mathias Echene lève le voile sur son passé judiciaire et lance une souscription
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Centre Presse

Face aux rumeurs et bruissements en tout genre, Mathias Echene, qui œuvre à la transformation du palais épiscopal de Rodez en hôtel de luxe, a tenu à dissiper certains doutes. Dans un entretien accordé à L’Hebdo, le trader devenu promoteur immobilier est notamment revenu sur la « notice rouge » d’Interpol qui plane sur lui depuis plusieurs années. Une fiche liée à ses activités de promoteur immobilier à Bali en Indonésie où « payer des bakchich est une condition sine qua non pour faire des affaires », explique-t-il au journaliste Benjamin Laumaillé. Une affaire dont il ne se cache pas, conscient des craintes et interrogations qu’elle a pu soulever sur le piton.

« Oui, en France on appellerait ça des dessous-de-table. Mais en Indonésie ça fait partie du fonctionnement de l’économie locale (...) Mais clients le savaient très bien. Quand j’ai vendu mes parts de la société, ils ont demandé à voir les comptes. J’ai évidemment accepté en leur rappelant que ces comptes ne tenaient pas compte des fameux dessous de table. Les choses se sont alors envenimées entre nous. Ils estimaient que je leur devais de l’argent », reconnaît Mathias Echene : « Ces gens-là s’en sont pris à ma famille et dans un moment de colère, j’ai moi aussi fait quelque chose de nul : des menaces. J’ai donc été condamné [6 mois de prison avec sursis NDLR] et j’ai décidé de ne pas faire appel pour en finir avec cette histoire. »

Si cette affaire a pu inquiéter jusqu’à certains des investisseurs du projet d’hôtel de luxe ruthénois, Mathias Echene se veut rassurant. Pour lui, aucune crainte à avoir, le projet verra le jour affirme-t-il dans l’Hebdo : « En mars 2018, nous verrons s’il est possible d’ouvrir quelques chambres dès l’été 2018. Si ce n’est pas le cas, alors on ouvrira tout en 2019 ». Sur l’arrivée du chef étoilé Jean-Luc Fau dans l’enceinte du palais épiscopal, là encore l’optimisme est de mise : « Cette idée est plus que jamais d’actualité ! Nous voulons déménager Goût et Couleurs ici le plus vite possible (...) La contrainte pour Jean-Luc et moi, c’est de conserver, malgré ce déménagement, l’étoile au Michelin. Le guide est déjà au courant de ce projet, il y a eu des échanges avec eux. Cette transition devrait se faire en douceur », certifie-t-il.

Pour donner vie à son rêve, le Ruthénois a déjà réuni 3,5 millions d’euros. « J’ai quinze partenaires, « friends and family », ils sont enthousiastes et vont investir entre 75 000 et 150 000 euros ». Assez pour un tel projet ? « Non » concède-t-il, « ce ne sera clairement pas suffisant ». « Nous allons faire une souscription. Nous proposerons aux Aveyronnais qui voudraient investir, de devenir actionnaires de la société qui porte ce projet, de se joindre à l’aventure. » En attendant, trois expositions seront accrochées dans une aile de la bâtisse. La première, déjà accessible, est cette d’Olivier Meriel sur Conques, la deuxième débutera la 15 juin et proposera des œuvres de Florian Melloul. Enfin, le photographe Jean-Louis Bories exposera des clichés de l’évêché avant travaux.

Pour financer son projet, le Ruthénois a déjà réuni 3,5 millions d’euros. «Pas suffisant» selon lui.

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