Musée du charroi de Salmiech : adresse confidentielle à la gloire de l’artisanat d’autrefois

  • À la découverte des métiers d’autrefois, au premier étage.
    À la découverte des métiers d’autrefois, au premier étage.
Publié le , mis à jour

« Vous êtes la mémoire de la France paysanne », s’enthousiasme un touriste de passage à Salmiech, au musée du charroi. Niché dans une ancienne église jamais consacrée que de riches propriétaires avaient rachetée, au XIXe siècle, le musée voit finalement le jour en 1979. Aujourd’hui encore, les quelques membres de l’association Des Amis du musée du charroi ont à cœur de faire vivre, coûte que coûte, ce lieu atypique et assez mal connu. Ils sont une petite dizaine de Salmiéchois bénévoles à s’agiter pour peupler les allées bien garnies de la nef et se relayer pour en assurer la permanence.

 

Le musée présente une collection d’anciens véhicules, de machines et d’outils d’artisans, donnés ou simplement déposés par des particuliers. Menuisier, sabotier, charpentier, bourrelier, cordonnier ou charron : les métiers autrefois si courants, aujourd’hui un peu oubliés, sont ici mis en lumière. « Voilà notre richesse », s’exclame Jean Bry, le trésorier de l’association.

 

Il poursuit : « Pour certains visiteurs, c’est le souvenir d’une époque où l’on prenait le temps de vivre en fonction des cycles de la nature. Les personnes d’un certain âge sont surprises, parfois émues, de retrouver des outils avec lesquels ils ont pu travailler ou des ustensiles de la vie de tous les jours. » Le livre d’or en témoigne : « Bonjour les souvenirs ! ». Pour séduire les plus jeunes, le musée a également mis en place un itinéraire jeunesse, un vrai jeu de piste dans les allées.

 

Pour ce qui est de la fréquentation, l’espace d’exposition a connu un mois de juillet plutôt timide avec un peu moins de
150 visiteurs. En revanche, le mois d’août a bien débuté puisque 250 personnes ont déjà foulé le sol de l’église muséale. L’été, les visiteurs sont pour la plupart venus de toute la France et même parfois de l’étranger.

 

Cette année encore, une quinzaine de jeunes étrangers encadrés par l’association Citrus, a participé à un chantier international. L’initiative consistait cet été, à réhabiliter l’extérieur de l’édifice : « Russe, Turc, Italien, Espagnol, Belge : ils se sont tous pris au jeu. De leur côté comme du nôtre, c’était très enrichissant », se réjouit Jean Bry.

 

Aujourd’hui, le musée du charroi manque de place et ne peut malheureusement pas pousser ses murs : « On continue d’accepter des petits objets. On a beaucoup d’appels de donneurs mais également pas mal de personnes qui veulent avoir des renseignements sur ce qu’ils ont dans leur grange ou leur grenier. »

Centre Presse
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