Justice

À Grand-Vabre, la tension monte entre un couple et le voisinage

  • Au lieu-dit Le Bac, deux animaux de la famille Schlaflang ont été retrouvés morts mercredi.
    Au lieu-dit Le Bac, deux animaux de la famille Schlaflang ont été retrouvés morts mercredi.
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En septembre 2016, Eric Schlaflang, sa femme Malin, d’origine suédoise, et leurs trois enfants décident de prolonger leur rêve, à savoir vivre de la nature... et dans la nature. Ils quittent alors le Tarn et leur élevage d’escargots pour s’installer au lieu-dit le Bac, commune de Grand-Vabre, sur un terrain de 6 hectares aux allures de petit paradis à leurs yeux. « On voudrait faire du cochon bio - une dizaine par an -, de la volaille, des légumes... En plus, le cadre est magnifique », explique Eric Schlaflang. « Cela a commencé super bien avec les voisins », se souvient Malin.

Mais, quelques semaines à peine après leur installation, plusieurs événements refroidissent l’ambiance, des différends de voisinage en l’occurrence. Pour commencer, c’est un mur qui voit le jour entre la propriété des Schlaflang et celle de leur voisin, interdisant au père de famille un accès jusqu’alors facile à plusieurs de ses parcelles.

Le 25 décembre, il est agressé et reçoit un coup au visage ; lui comme sa femme sont aussi menacés de mort quelque temps après. Ces deux derniers dossiers les incitent à porter plainte, ce qui aboutira à chaque fois à des condamnations des auteurs en justice.

Mercredi 22 août, entre midi et 15 heures, nouvel épisode, alors que les Schlaflang commençaient à entrevoir l’avenir sous un meilleur jour.

Leur bouc et leur cochon, situés sur une parcelle à quelques centaines de mètres de leur maison, sont retrouvés morts, tués vraisemblablement avec un poinçon ou un couteau. « Ils ont même coupé un jambon sur le cochon, comme une sorte de trophée », se désolait Eric Schlaflang au lendemain de la découverte des animaux. La gendarmerie de Marcillac est alertée et se rend sur place pour constater les faits. Jeudi 23 août, le couple dépose une plainte face à cette nouvelle agression dont ils n’arrivent pas à comprendre les motivations.

« On est abattus. On a fait beaucoup de sacrifices, on a mis tout dans ce projet. Certains veulent nous obliger à partir... mais on restera. On est déterminés. »

Âgés tous deux de 38 ans, les Schlaflang ne s’expliquent pas ce qui cristallise cette haine contre eux. Peut-être la jalousie au regard de leur projet, de l’étendue de leur domaine (6 hectares) ou une forte réticence à voir arriver de nouvelles personnes sur cette propriété (et ses dépendances) vides depuis de nombreuses années ?

Jean-Paul Delagne, maire délégué de Grand-Vabre, a eu vent de la mise à mort des deux animaux. « C’est de la barbarie. Je le condamne totalement, affirme l’élu, reprenant : ils ont quelques problèmes avec le voisinage, il faut que tout le monde se respecte. »

Centre Presse
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