Claude Azémar : « Le métier, c’est comme une route. Il ne faut jamais dévier »

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    Claude Azémar : « Le métier, c’est comme une route. Il ne faut jamais dévier »
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Samedi, c’était le dernier jour de Claude Azémar, le patron de la boucherie Azémar, rue Neuve à Rodez. A 63 ans et après 40 ans de métier, il laisse la boucherie à ses enfants et à ses employés (dont Anthony Lupion, à sa gauche sur la photo) pour entrevoir l’avenir avec beaucoup d’optimisme. Ce passionné de quilles de huit (champion de France, en vétéran) compte mettre les bouchées doubles dans les loisirs.

Comment faites-vous pour avoir autant d’énergie ?

Il faut être toujours volontaire et garder le sourire. Un sourire, ça ne coûte rien.

Vous êtes plutôt foot ou basket ?

Quille de huit. Je suis passionné et j’y joue. Et ce soir, c’est la quille !

Bœuf d’Aubrac ou veau d’Aveyron ?

Les deux et un seul territoire.

Gibier ou basse-cour ?

Basse-cour.

Farçous ou bouchée à la reine ?

Farçous.

Conserves ou surgelés ?

Ni l’un, ni l’autre. Ma femme fait la cuisine et elle est bien avec son boucher.

Combien de vaches avez-vous écoulé durant votre carrière ?

Je dirais un bon troupeau. Peut-être 3000 ? Mais je n’aime pas faire ce lien. Moi, je vends de la viande. S’il faut faire le lien, c’est sous l’angle de la régulation. Nous sommes obligés de réguler la nature.

Votre plus grand défaut ?

Un peu d’inconscience.

Votre plus grande qualité ?

Toujours positif.

Votre conviction dans la vie ?

La formation pour l’avenir de nos jeunes.

Votre secret professionnel ?

Le métier, c’est comme une route. Il ne faut jamais dévier. Rester constant. Je n’ai jamais dénigré mon métier. Il faut un équilibre dans tout, y compris au niveau professionnel et familial. Il faut avoir des centres d’intérêt en dehors du boulot pour bien s’y retrouver justement. Les jeunes doivent s’accrocher pour faire leur place et avoir un salaire correct.

Le dernier livre que vous avez lu et aimé ?

Quand je serai retraité, j’aurai tout le temps de lire.

La première chose que vous ferez une fois à la retraite ?

M’occuper de ma famille. Prendre soin de mes enfants et mes petits-enfants.

Champagne ou pastis pour votre apéro de départ ?

Les deux. Il en faut pour tout le monde.

Centre Presse / Christophe Cathala
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