Le frère de Mohamed Merah devant la cour d’assises de Paris

  • Latifa Ibn Ziaten (C), la mère d’une victime de Mohamed Merah arrive au palais de justice de Paris le 2 octobre 2017.
    Latifa Ibn Ziaten (C), la mère d’une victime de Mohamed Merah arrive au palais de justice de Paris le 2 octobre 2017.
Publié le , mis à jour

Le procès du frère de Mohamed Merah, qui a tué en mars 2012 au nom du jihad trois militaires, un enseignant et trois enfants d’une école juive avant d’être tué par la police, s’est ouvert lundi devant les assises spéciales de Paris.

Abdelkader Merah est jugé pour «complicité» des assassinats terroristes commis par son frère. Les crimes de Merah étaient les premiers attentats jihadistes commis en France depuis ceux du GIA algérien en 1995.

«Les faits sur lesquels nous allons nous prononcer sont terribles», a expliqué le président Franck Zientara en demandant aux parties au procès et au public à ce que les débats, prévus sur un mois, se déroulent dans «un climat apaisé empreint de dignité».

L’enjeu principal du procès sera de déterminer le rôle exact joué par Abdelkader Merah, 35 ans, dans les tueries exécutées en solo par son frère.

L’homme est accusé d’avoir «sciemment» facilité «la préparation» des crimes de son frère en l’aidant notamment à dérober le scooter utilisé lors des faits.

A ses côtés comparaît un délinquant toulousain, Fettah Malki, 34 ans, à qui il est reproché d’avoir fourni à Mohamed Merah un gilet pare-balles, un pistolet-mitrailleur et des munitions utilisés par le tueur.

Les deux hommes sont également poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste. Ils ont reconnu la matérialité des faits mais contestent avoir connu les intentions criminelles du jihadiste. Abdelkader Merah risque la réclusion criminelle à perpétuité, Malki, vingt ans de prison.

Centre Presse / AFP
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