Rugby : Rodez sonnera-t-il la révolte à Lavaur ?

  • De retour de blessure, Jamie Swanson  va retrouver une place de titulaire, aujourd’hui, à Lavaur. JLB
    De retour de blessure, Jamie Swanson va retrouver une place de titulaire, aujourd’hui, à Lavaur. JLB
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Après une coupure de deux semaines, le SRA va renouer avec la compétition, cet après-midi, avec quasiment la même incertitude que celle qui caractérise un rebond du ballon ovale au sol. Sur le terrain de Lavaur, quel visage les hommes d’Arnaud Vercruysse vont-ils afficher ? Celui de cette équipe capable, lors de la dernière journée, d’inscrire cinq essais à Castanet, ou celui de la formation ayant laissé filer, au cours des quatre dernières minutes de la rencontre face à ce même adversaire, une victoire puis un résultat nul ?

« On a revu le match le soir même, révèle l’entraîneur ruthénois. S’il s’était arrêté à la 80e minute (lorsque le score était de 33-30 en faveur de Rodez, NDLR), la perception que l’on en a eue aurait été différente ; les quatre dernières minutes l’ont faussée. Les critiques dont les joueurs ont été l’objet, je ne les oublie pas. Je n’ai pas eu le sentiment qu’ils avaient triché. Ils n’ont peut-être pas appuyé les bons ballons aux bons moments, mais tu ne marques pas cinq essais comme ça non plus. »

S’ils s’étaient montrés efficaces offensivement face aux Castanéens, ses joueurs avaient, en revanche, péché dans le secteur défensif, et plus précisément sur le plan de la combativité. « On n’a pas fait preuve d’assez d’agressivité, on doit être beaucoup plus dur, plus raide », avait déclaré Vercruysse dans les couloirs du stade Paul-Lignon. Un constat implacable, qui avait alimenté son courroux et qui a justifié l’organisation, cette semaine, d’une séance de boxe au Hurricane boxing club Rodez, à destination des avants, afin que ces derniers travaillent sur le plan mental, en allant « chercher au fond d’eux-mêmes des ressources qu’ils n’avaient peut-être pas identifiées de prime abord », et lâchent « certaines choses qu’ils avaient en eux ». « Mais il n’y a pas que ça qui explique notre défaite, coupe-t-il. Les dernières décisions arbitrales nous avaient été défavorables. Quand l’arbitre n’est pas dans un très bon jour, c’est à nous de prendre les choses en main et de ne pas lui permettre d’avoir un moment d’hésitation. On a peut-être trop travaillé pour respecter les règles. à nous d’être à la limite, d’être plus vicieux, car chaque week-end, les choses ne sont pas nécessairement respectées. »

Après avoir demandé, dès le lendemain de la contre-performance, à son groupe d’« évacuer le résultat », celui qui entame sa troisième saison à la tête du SRA a pu constater, au cours des jours qui ont suivi, une réaction rassurante, qu’il espère pouvoir également observer aujourd’hui, en compétition, face à Lavaur, « l’un des favoris du groupe ».

« J’ai un super cadre de management actuellement. Je suis convaincu que les joueurs ne lâchent pas. Il y a des moments difficiles dans une saison et là, ça arrive au troisième match. Il en reste donc dix-sept à jouer ; ça permet de remettre les choses en perspective. La période est délicate mais notre détermination n’a fait que s’accroître. Je pense qu’on est plus soudé qu’autre chose aujourd’hui, notamment grâce à la soirée que les joueurs ont organisée pendant cette trêve. On s’est servi de la défaite pour resserrer les liens », souligne-t-il, avant de conclure : « On n’a jamais prétendu être la meilleure équipe. On est en développement et on continue à faire des efforts, en nous concentrant sur nous-mêmes. »

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