Rugby. Jean-Paul Barriac, président du SRA : « Il n’y a pas le feu »

  • Jean-Paul Barriac : « Il n’y a que ceux qui n’ont jamais joué au rugby qui pensent qu’on ne fait que des bons matches ».
    Jean-Paul Barriac : « Il n’y a que ceux qui n’ont jamais joué au rugby qui pensent qu’on ne fait que des bons matches ».
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Centre Presse / Romain Gruffaz

Jean-Paul Barriac, que retenez-vous du match lourdement perdu par le SRA dimanche dernier, à Lavaur (49-17) ?

Je dirais que l’on n’a pas fait un bon match, ce qui est une évidence quand on prend quasiment cinquante points, mais que dans le même temps, on est tombé sur une équipe de Lavaur ayant bénéficié d’une réussite insolente. J’ai revu quelques passages en vidéo et constaté qu’on avait payé cash toutes nos erreurs. Lors de certaines rencontres, vous en faites, mais sans qu’il y ait nécessairement de conséquences derrière. Là, on a quasiment systématiquement encaissé un essai après chacune de nos fautes. Je ne veux pas minorer notre contre-performance mais vraiment, Lavaur a été d’une efficacité redoutable. Maintenant, ce qu’il faut, c’est rebondir, regarder devant et pas derrière. Si on repense aux contre-performances, on va se fragiliser. Il faut tout donner et ne plus se poser de questions. On traverse une période difficile mais il n’y a pas le feu. On a très certainement touché le fond donc on ne peut que remonter.

Avez-vous parlé à vos joueurs à l’issue de la rencontre ?

Pour être honnête, je suis parti à la fin du match, après avoir rapidement discuté avec Arnaud (Vercruysse, NDLR). Il y a des moments où, à chaud, on peut avoir des mots blessants. J’en aurais peut-être utilisé certains qui auraient dépassé ma pensée donc j’ai préféré fermer ma gueule, rentrer et digérer tranquillement dans mon coin.

Comptez-vous leur faire un discours avant celle de dimanche ?

Je ne vais que très rarement à l’entraînement parce que je n’en ai pas le temps, à cause de mon travail, mais je passerai voir les joueurs, oui (1). Cependant, je reste persuadé qu’un président ne doit que très peu se mêler du domaine sportif. Si on fait confiance à un entraîneur, ce n’est pas pour rien ; c’est son job à lui. Quoi qu’il en soit, discours est un grand mot. Quand vous faites une déclaration fleuve, les gars n’en retiennent pas grand-chose. Je préfère qu’ils entendent et retiennent le peu que j’ai à dire plutôt que de leur faire un discours à la Fidel Castro.

Lequel des deux derniers matches disputés et perdus par votre équipe vous laisse le plus de regrets ?

Je dirais que c’est celui face à Castanet, car on l’a perdu (36-33 à domicile) alors que l’on a inscrit cinq essais et que l’adversaire n’en a marqué que trois. On a été victime d’un arbitrage sévère et de deux erreurs, avec deux pénalités sifflées contre nous alors que ç’aurait dû être l’inverse ; ça me fait râler, même si on n’a pas non plus accompli le plus beau match de l’année. Si on reprend la dernière pénalité, au cours des arrêts de jeu, on constate que l’arbitre a sifflé contre nous alors qu’un des piliers de Castanet a poussé en travers dans la mêlée juste avant. C’est une faute mais c’est nous qui avons été sanctionnés. Je veux bien que l’on puisse parfois interpréter les choses de façon différente mais là, je ne comprends plus.

Selon vous, qu’est-ce qui explique les difficultés connues par le SRA depuis quelques semaines ?

Objectivement, on a des avants - pas tous - qui veulent peut-être un peu trop jouer les ballons et qui ne mettent pas assez le bleu de chauffe ; notre pack n’a pas le rendement qu’on lui connaît habituellement. Or, pour marquer des essais, il faut gagner des ballons et pour gagner des ballons, il faut gagner des duels.

Pour finir, comment voyez-vous la rencontre de demain, face à une équipe de Lombez Samatan n’ayant toujours pas engrangé le moindre point ?

Je pense que les joueurs vont forcément être tendus en entrant sur le terrain mais s’ils découpent tout ce qui passe au cours des vingt premières minutes... On connaît les joueurs de Lombez : quand on les laisse, ils trichent, ils ont un côté brouilleur. Si on leur saute dessus et qu’on ne lâche rien, ça devrait le faire. Il faut les mâcher physiquement et concrétiser nos temps forts au score. Si l’on y arrive, je ne pense pas qu’il y aura de problèmes. En revanche, si on ne parvient pas à être présent physiquement, on va se mettre en difficulté. Cependant, je reste persuadé que les gars ont à cœur de bien faire. Il faudra vraiment faire une entame de match idéale. Après, quand on parle de sport et de rugby, tout ne se passe pas toujours comme on le voudrait. Mais sincèrement, je ne suis pas inquiet, car les gars ont de la qualité et de l’envie. Il faudra juste espérer que l’on n’ait pas trop de casse. On a beaucoup de joueurs blessés et il ne faudrait pas qu’il y en ait de nouveaux.

(1) : l’entretien a été réalisé en milieu de semaine.

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