Nouvelle place de la Cité à Rodez : plus claire, arty... mais sans voiture

Publié le , mis à jour

Attendue, voire espérée par les uns, redoutée par d’autres, la rénovation de la place de la Cité devrait être lancée « très prochainement. Mais, pas avant la fin de l’été prochain », indique le maire de Rodez Christian Teyssèdre.

Un délai émanant des commerçants du quartier qui ne souhaitent pas voir leur saison estivale gâchée par des travaux. Du côté des cafetiers et des restaurateurs de la place on prend son mal en patience en attendant l’embellie résultant de la piétonnisation de la place et des extensions de terrasses.

Certains commerçants non sédentaires du marché hebdomadaire sont, quant à eux, un peu plus réservés. Estimant « ne pas avoir été associés au projet », ils sont aujourd’hui nombreux à penser que c’est leur corporation qui paiera les pots cassés.

« Des terrasses plus grandes, cela sous-entend moins de places pour installer nos stands », faisait remarquer, en ce sens, une habituée des lieux. De quoi exaspérer le maire de Rodez. « C’est n’importe quoi », insiste-t-il en précisant aussitôt les contours du projet.

« La nouvelle place de la Cité sera piétonne. Il n’y aura plus de route, hormis une section de quelques mètres, pour permettre aux automobilistes remontant la rue Aristide-Briand de rallier la rue de l’Embergue. Sinon, tout le reste de la place sera du même niveau. Il n’y aura plus aucun véhicule, donc, davantage d’espace disponible pour installer les étals des marchands », précise Christian Teyssèdre.

Le projet prévoit également la suppression de deux des 12 arbres existant. « Ils sont mal en point, on va les couper », explique l’édile. Pareil pour la sculpture en bronze de Mgr Bourret, l’évêque de Rodez devenu archevêque de Paris. « Elle ne sera pas remisée, ajoute, dans la foulée, le maire afin de ne pas s’attirer les foudres de certains Ruthénois. Mais on réfléchit encore à l’endroit où nous allons l’installer. »

À la place de la statue, les élus ont prévu de poser une œuvre commandée à l’artiste Nicolas Sanhes. Et pour que cette place retrouve son lustre et mette en valeur la sculpture de l’artiste, il fallait trouver les dalles de pierres adéquates. Facile à dire, mais visiblement beaucoup plus difficile à mettre en œuvre.

« Nous avons eu beaucoup de mal avec ça », concède d’ailleurs Christian Teyssèdre, à ce propos. Car, en plus de sa clarté, la pierre recherchée devait également être solide, non poreuse et surtout pas trop salissante, au regard de l’activité commerciale exercée sur la place.

« Bref, tout le contraire des dalles en porphyre de la place du Bourg, résume le maire. Et puis, il ne fallait pas non plus qu’elle soit trop chère, sinon un beau marbre italien aurait fait l’affaire », s’amuse l’élu en imaginant la polémique qu’un tel choix aurait suscité.

Cette longue quête a fini par retarder le lancement du projet. Toutefois, le problème semble aujourd’hui résolu. « On a mis le temps, mais, ça y est, on l’a enfin dénichée. Et c’est en France qu’elle est extraite », avance-t-il, tout en restant volontairement mystérieux quant au nom et la provenance de cette pierre.

Et pour souligner le contraste que devrait provoquer ce nouveau dallage, le projet intégral mentionne la pose de dalles plus sombres et d’une différente composition pour les sols de la place Emma-Calvet et des rues adjacentes.

Un périmètre élargi qui est également intégré à cette rénovation urbaine. Reste désormais à valider officiellement l’opération. Celle ci nécessitera pour sa réalisation « de 3 à 4 m€ d’investissement et de 9 à 10 mois de travaux », selon le maire de Rodez qui conclut en ajoutant : « on rénove d’abord la place Foch, puis, juste après, la place de la Cité ».

Si tout se déroule comme prévu, le chantier de la place de la Cité devrait débuter en septembre 2018 pour s’achever en juin 2019. Dix mois durant lesquels le marché du samedi devra s’installer ailleurs.

Un lieu d’implantation provisoire qui n’a pas encore été défini précisément. Selon le maire, les deux meilleures options seraient la place Eugène-Raynaldy (mairie) ou la place Charles-de-Gaulle (préfecture).

Côté stationnement, s’il est déjà entendu qu’à l’issue des travaux, le marché retrouve sa place initiale, il n’en sera pas de même pour les voitures qui seront définitivement bannies des lieux.

Dans le détail, cela représente une soixantaine de places de stationnement en moins. Alors, quand on connaît la propension de certains Ruthénois à utiliser les transports en commun, voire à marcher, on comprend plus aisément l’inquiétude de certains commerçants quant à leurs activités futures.

Une crainte « non fondée », selon la municipalité qui précise que « 20 places supplémentaires seront matérialisées au parking Foch et 40 au parking Clemenceau ».

Centre Presse / Rachid Benarab
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