115 Ruthénois « oubliés » inscrits sur le monument aux morts

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    115 Ruthénois « oubliés » inscrits sur le monument aux morts
Publié le , mis à jour

Noélie Rizikas a vu le jour à Rodez, en février 1942. Fille d’Elisabeth et de Rachmilis, elle est raflée par la Gestapo deux mois après sa naissance au même titre que 40 autres personnes, dont 38 seront déportées. « Il s’agira de la dernière grosse rafle en Aveyron, explique Simon Massbaum, président de l’Association pour la mémoire des déportés juifs de l’Aveyron, réalisée grâce aux fichiers de la gendarmerie et de la préfecture ».

Enfermée 15 jours durant dans les caves de la caserne Burloup, Noélie Rizikas transitera avec sa famille par Montpellier, Drancy, puis Auschwitz où elle trouvera la mort, gazée avec ses parents presque immédiatement après son arrivée, le 25 mai 1944. Elle avait alors 2 ans.

Au mois de janvier, les membres de la famille Rizikas, morts pour la France durant la seconde guerre mondiale, verront leurs noms inscrits sur le monument de la Victoire, au même titre que 112 autres personnes. « Nous sommes en train de combler 72 ans d’oubli », affirme Jean-Michel Cosson, élu ruthénois délégué au patrimoine. « Aujourd’hui se pose une question : pourquoi n’avons nous pas inscrit le nom des victimes de la guerre de 14-18 ? Cela a étonné un certain nombre de Ruthénois », s’interroge l’élu.

Lors de la dernière réunion du conseil municipal ruthénois, il a été décidé de rajouter aux noms des morts pour la France de 1914-1918 ceux de la seconde guerre mondiale. Car jusqu’à présent, ces derniers ne figuraient pas sur le monument de la Victoire, au jardin public de Rodez.

Un fastidieux travail de recherches avait déjà été lancé depuis un an et demi, sous l’égide du service des archives de la mairie, avec le prompt renfort de plusieurs structures locales (Office national des anciens combattants, Souvenir français, Association pour la mémoire des déportés juifs de l’Aveyron ou résistants et prisonniers de guerre) mais également du Service historique de la Défense, basé à Caen.

Centre Presse / Xavier Buisson
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