Manhattan. Une famille de Decazeville au cœur de l’attentat

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    Manhattan. Une famille de Decazeville au cœur de l’attentat
Publié le , mis à jour

Le ciel est particulièrement bleu au-dessus des skyscrapers de Manhattan lorsque Sylvie Ridoux et sa famille sortent de la Freedom Tower qu’ils viennent tout juste de visiter ; cette tour, toute de verre et d’acier qui supplante fièrement le World Trade Center tout proche. Il est tout juste 14 heures.

La foule est dense au cœur de Manhattan en ce jour d’Halloween et la quiétude des New Yorkais est à peine troublée par un concert de véhicules de secours et de police qui va crescendo. Qui va crescendo et qui pile juste à quelques dizaines de mètres de la famille aveyronnaise.

Tout le monde regarde alentours et s’interroge sur la nature de l’événement qui justifie un tel déploiement de force. Un hélicoptère en stand-by au-dessus d’un gratte-ciel, tout comme la présence d’un énorme camion de lutte contre l’incendie, laissent à penser un instant qu’il s’agit d’un feu qui aurait pris dans une tour proche...

En quelque trois minutes seulement, une centaine de véhicules a afflué de toute part et un large périmètre de sécurité est aussitôt délimité par les forces de l’ordre. Pourtant, comme si elle était habituée à de telles manœuvres, la foule ne semble pas inquiète. On continue à vaquer à ses occupations, qui à pied, qui à vélo dans cette artère où les pistes cyclables prennent des airs d’avenue.

Ce n’est qu’en s’approchant d’une équipe de télévision qui tente de capter les premiers témoignages que nos Frenchies vont apprendre ce qui vient tout juste de se passer : les blessés, le 4 x 4, les coups de feu, l’arrestation de l’auteur de l’attentat... « Tout s’est déroulé tellement vite que personne n’a eu le temps d’avoir peur, indique Sylvie Ridoux, jointe par téléphone. Les secours et pompiers arrivaient de toute part. C’était très impressionnant, mais à aucun moment nous ne nous sommes sentis menacés et il n’y a eu aucun mouvement de panique ».

La parenthèse, à peine ouverte, semblait être refermée. En soirée, noyés dans la foule des New Yorkais, les Aveyronnais ont assisté non loin de là, presque inconscients, à la grande parade d’Halloween. Une parade certes encadrée par de nombreuses forces de l’ordre. Le souvenir de l’attentat était pourtant là, mais à distance déjà, comme un bad trip... Un bad trip d’Halloween.

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Centre Presse / Philippe Boscus
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