« Drôle » d’épopée pour soixante voyageurs du vol Paris-Rodez

  • « Drôle » d’épopée pour soixante voyageurs du vol Paris-Rodez
    « Drôle » d’épopée pour soixante voyageurs du vol Paris-Rodez
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    « Drôle » d’épopée pour soixante voyageurs du vol Paris-Rodez
  • Le groupe de passagers en attente de solutions, vendredi soir à Orly.
    Le groupe de passagers en attente de solutions, vendredi soir à Orly.
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Le vol Paris-Rodez qui devait arriver vendredi soir, vers 20 heures à destination, n’a jamais décollé d’Orly. Raison invoquée : trop de brouillard sur l’aéroport ruthénois.

La soixantaine de passagers a dû... se débrouiller par elle-même, au terme d’une (très) longue recherche de solution. « Au comptoir de Flybe à Orly, un agent censé nous renseigner, nous annonce qu’il n’y aura pas de vol. Et que l’on ne sait pas ce qui va passer ensuite..., raconte Valérie, Ruthénoise et passagère de ce vendredi soir. Une heure plus tard, le même agent nous incite à organiser notre retour. Là, l’agacement fait place à la colère. Un groupe d’une trentaine de personnes se forme pour exiger une solution de repli prise en charge par la compagnie qui ne s’engage qu’à payer l’hôtel... Mais pas à nous proposer un vol vers Toulouse avec liaison en bus pour revenir à Rodez. C’est impossible semble-t-il. Le plus cocasse, si l’on peut dire, c’est que la compagnie nous indique que sur le vol du samedi matin, il ne reste que dix places, plus quelques autres places sur le vol de dimanche. Mais que lundi, promis, des places nous seront réservées ! ».

Certains vont prendre leur mal en patience et attendre un retour, au cours du week-end, sur un siège disponible. D’autres envisagent de monter dans le Paris-Rodez...de la SNCF, sans savoir s’ils auront des places.

Au fil des annonces, l’énervement le dispute au désarroi. « Beaucoup de gens étaient démunis, et les réactions de colère ont été unanimes. Certains ont juré qu’ils ne prendraient plus désormais que la ligne Toulouse-Paris par Air France... Comment leur donner tort ? »

Valérie et quelques-uns de ses compagnons d’infortune choisissent de louer deux monospaces de sept sièges chacun. « Sauf qu’avec trois banquettes, il n’y avait plus d’espace pour les bagages ! ». Tant pis, va pour les valises sur les genoux et roule ma poule ! Et vive l’arrivée à Rodez, samedi matin vers 6 heures. « Il y avait avec nous des Villefranchois, des Millavois, qui avaient encore de la route à faire ce samedi matin...»

Les deux voitures ont été louées aux frais des passagers. Remboursement et dédommagement seront-ils au programme ? « On y compte bien, on ne se laissera pas faire ! », prévient Valérie.

Ce samedi, qui plus est jour férié, nous n’avons toujours pas pu joindre le comptoir de la compagnie Flybe.

Centre Presse / Christophe Cathala
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