Vezins : sans téléphone depuis 37 jours, les habitants s’impatientent

  • Les habitants ne savent plus comment s’y prendre pour que le problème soit résolu.
    Les habitants ne savent plus comment s’y prendre pour que le problème soit résolu.
Publié le , mis à jour

Cela fait désormais 37 jours qu’une partie des habitants de Vezins-de-Lévezou voient leur téléphone portable n’afficher aucune barre de connexion au réseau. A savoir, tous ceux qui sont abonnés à l’opérateur SFR.

Le découpage téléphonique est ainsi fait qu’une moitié du village est sur le réseau Orange et une autre chez SFR, non pas par choix mais par capacité de connexion. « Là où j’habite, Orange ne passe pas, on est obligé de passer par SFR », explique cet habitant. Et inversement pour ceux qui résident de l’autre côté du village.

Depuis le 3 novembre, date à laquelle les habitants concernés ont pointé le problème, qui proviendrait donc de l’antenne-relais située sur le hameau de Frontin, les démarches ont été multipliées afin que l’opérateur intervienne. « Mais rien ne bouge. Tous les trois quatre jours, j’alerte le service commercial, en vain », s’agace Jérôme Mazenc.

« On m’a demandé de téléphoner avec ma ligne fixe. Ce que j’ai fait. Je suis tombé sur quelqu’un travaillant sur une plateforme téléphonique à Madagascar. Elle m’a dit que tout ce qu’elle pouvait faire, c’est ouvrir un dossier. Alors à chaque fois que j’arrive à obtenir quelqu’un, on ouvre un dossier » lance-t-il dépité. « On nous multiplie les offres commerciales, mais on ne peut pas avoir le téléphone », ironise cet habitant.

« C’est inadmissible ! », lance le député Arnaud Viala, et ancien maire de Vezins. Lui-même, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, à l’occasion d’une conférence sur la couverture numérique, a alerté des responsables de SFR. Mais a dû se rendre à l’évidence que, lui aussi, s’est heurté à un mur. Une sorte de désarroi s’empare de ces habitants qui ont plus de chance d’avoir une réponse en écrivant au père Noël.

« Le téléphone, je pourrai m’en passer. Mais nous avons une fille malade, qui a tout moment a besoin d’ être rapidement prise en charge. Et là, depuis 37 jours, je vous avoue que cela nous met sous pression », s’inquiète Jérôme Mazenc. De notre côté, nous avons tenté de joindre SFR... en vain. C’est dire s’il reste des zones d’ombre à l’heure où le pays envisage une couverture numérique sans zone blanche.

Centre Presse / Philippe Routhe
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