À Graulhet, le SRA n’a pas le choix

  • La puissance de Jamie Swanson, un atout pour le SRA.
    La puissance de Jamie Swanson, un atout pour le SRA.
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Le refrain a assez duré. Séduisant, ou tout du moins très efficace, dès lors qu’il évolue dans son stade Paul-Lignon, le Stade Rodez Aveyron, actuel 6e de poule, semble depuis le début de saison perdre son rugby loin de chez lui.

Bilan à l’extérieur : quatre matches pour trois défaites et un nul. Une situation que déplorent week-end après week-end staff et joueurs. Alors aujourd’hui (15 heures) dans le Tarn, à Graulhet, il s’agira d’enfin faire cesser ce refrain. Et de s’imposer, qui plus est face à une formation mal embarquée (avant-dernière), qui n’a pour l’heure connu le succès qu’à une seule reprise, face à la lanterne rouge Lombez-Samatan.

« C’est un match très important oui, mais pas discriminant, dédramatise le coach Arnaud Vercruysse. Si l’on arrive à atteindre notre objectif sur ce match, on sera alors à +8 au classement britannique et on passera une bonne trêve. »

Car la partie du jour est, en outre, la dernière de l’année civile puisque la prochaine est ensuite programmée dans un mois, le 14 janvier à Trélissac. Et s’il se méfie forcément de la formation tarnaise qui « récupère beaucoup de ses joueurs », mais aussi de potentielles conditions climatiques pas forcément avantageuses pour ses protégés, Arnaud Vercruysse se veut optimiste : « On doit être dans la continuité de ce que l’on a fait à Valence-d’Agen où l’on a perdu (16-14, le 12 novembre, NDLR), certes, mais où il y avait eu du mieux. L’objectif, c’est de franchir ce cap pour réaliser à l’extérieur ce que l’on fait à domicile. »

« Les joueurs ont d’ailleurs évolué en terme de compréhension, renchérit le technicien. Et si on met la même capacité de précision que face à Valence ou Bagnères (dernier match, gagné 31-15 il y a 15 jours, NDLR), on ne devrait pas être loin de la vérité. »

Néanmoins, la bande au capitaine Mathieu Roca est loin d’être au complet pour ce match. Avec au moins neuf joueurs indisponibles à cause de blessures (lire ci-dessus).

À noter notamment l’absence d’un des buteurs de l’équipe, Clément Baldy-Martin. « On l’a perdu cette semaine à cause de soucis de santé. Et la sécurité et la santé de mes gars sont la priorité, donc on ne prend aucun risque », explique l’entraîneur aveyronnais.

Mais c’est d’abord en deuxième ligne où la problématique est aigue. C’est une récurrence depuis le début de saison. Pas rassurant, certes ; mais pas de quoi démoraliser Arnaud Vercruysse : « On part à 23 joueurs. Et 23 joueurs déterminés, je peux vous le dire. »

Cette détermination va-t-elle s’avérer suffisante pour que Dimitri Théron et les siens lèvent enfin les bras au bout de 80 minutes de jeu loin de la rue Vieussens ? Réponse aux alentours de 16 h 30.

Centre Presse / Aurélien Parayre
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