Loisirs : le drone, une passion entre plaisirs et contraintes

  • Yannick Lacaze est passionné (et expert) en aéromodélisme. Dans sa boutique d’Onet (Rodez Maquettes), il dispense aux clients tous les conseils nécessaires.
    Yannick Lacaze est passionné (et expert) en aéromodélisme. Dans sa boutique d’Onet (Rodez Maquettes), il dispense aux clients tous les conseils nécessaires.
  • Loisirs : le drone, une passion entre plaisirs et contraintes
    Loisirs : le drone, une passion entre plaisirs et contraintes
Publié le , mis à jour

Le drone trône toujours parmi les stars des cadeaux de Noël, du moins dans sa version loisir qui capte l’intérêt des enfants (à partir de 10 ans) comme des seniors. À chacun ses joies, entre pilotage et prises de vue...

Et à chacun ses déconvenues : en ce lendemain de Noël, les magasins voient revenir ces gros insectes avec des pattes cassées et leur refus de voler. Faut-il encore avoir les pièces pour les réparer. Et l’on passe sur tous les engins perdus dans la rivière, écrasés contre un mur, réduits en miettes après avoir servi sans le vouloir de tondeuses pour chat.

Car on ne s’improvise pas vraiment pilote de drone. Aux aspects techniques s’ajoutent des contraintes réglementaires toujours plus précises. « Et cela freine les ventes qui étaient plus importantes l’an passé...», confirme Yannick Lacaze, gérant de Rodez Maquettes, boutique spécialisée notamment dans le modélisme et expert en la matière.

Plus encore, « la réglementation européenne est appelée à changer au 1er janvier. Seuls les drones dont le poids est inférieur à 800 grammes seront exonérés de déclaration. Au-delà, il faudra même suivre une formation et passer le brevet, comme pour les appareils à usage professionnel. De toute façon, la réglementation ne cesse de se durcir, rien n’est trop clair pour l’instant...»

La vélocité et la puissance sont aussi dans le collimateur : le drone est ainsi victime de son succès « ou plutôt de l’utilisation que l’on en fait, reprend Yannick Lacaze. Vous devez toujours avoir votre drone de loisir à 150 mètres de vous pour pouvoir naviguer à vue et vous ne pouvez pas voler à plus de 150 mètres d’altitude. Et encore dans votre seule propriété, ou chez celle d’autrui avec une autorisation écrite, de préférence. Et pas question de survoler des humains ou des animaux ». Yannick Lacaze égrène le catalogue des règles à respecter comme une punition.

Le spécialiste propose d’ailleurs des formations express, doublées d’une assistance « sur les règles de pilotage et de sécurité et pour savoir surtout ce qu’il ne faut pas faire. »

Si notre rédaction vient de se doter d’un drone à usage professionnel, ce n’est pas pour céder à un effet de mode, mais pour donner une autre dimension à l’information, tant dans
le journal que sur le site internet. Avec l’appui d’un collaborateur, pilote dûment breveté, Centre Presse nourrit ainsi le projet de lancer une série, dans les semaines qui viennent, sur le thème « Votre commune comme vous ne l’avez vue ».

50

On peut trouver de petits drones de loisirs, capables de supporter une microcaméra de 4 g, à partir de 50 €.

Les prix s’échelonnent suivant la puissance, la portée, le poids (attention à ne pas dépasser 800 g !) jusqu’à 1 600 €, voire beaucoup plus pour certains modèles.

Les drones à usage professionnel capables d’embarquer un matériel perfectionné de prises de vue, par exemple, sont résolument plus coûteux... Pour piloter ces engins, le passage du « brevet théorique ULM » est obligatoire,
et coûte une trentaine d’euros.

Centre Presse / Christophe Cathala
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