Le musée Soulages enregistre une légère baisse de fréquentation en 2017

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    Le musée Soulages enregistre une légère baisse de fréquentation en 2017
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Centre Presse / Rui Dos Santos

On ne tire aucun signal d’alarme ! Et il n’est pas question de parler d’essoufflement... ». Au moment de dresser le bilan de l’année 2017 du musée Soulages, Jean-Michel Cosson n’affiche « aucune inquiétude ». Et ce malgré les chiffres : 140 000 entrées au total, dont 97 000 payantes, soit un recul de 15 % par rapport à l’exercice précédent. L’adjoint délégué au patrimoine à la mairie de Rodez n’élude pas la question, ne se contente pas de constater mais il apporte son explication : « Alors que Calder a fait aussi bien, en été et à l’automne, que Picasso un an plus tôt (90 000 visiteurs contre 95 000), cette baisse est dûe à celle de l’hiver. “Tant de temps” a moins accroché. Elle était plus compliquée, plus difficile à faire passer ».

Plutôt que de broyer du noir avec cette « baisse de régime », Jean-Michel Cosson est déjà tourné vers 2018. « D’autant qu’il y aura trois belles expositions temporaires », se réjouit l’élu. C’est Le Corbusier qui ouvrira le bal avec « L’atelier de la recherche patiente ». Le grand théoricien et constructeur, né en Suisse et décédé en 1965, sera à l’affiche du 27 janvier au 20 mai. Une question brûle les lèvres au vu de ces dates : pourquoi, pour la première fois depuis l’ouverture, l’exposition temporaire d’hiver n’a pas débuté en décembre, limitant ainsi les visiteurs des vacances scolaires de Noël à la seule expo permanente ?

Jean-Michel Cosson se veut, là aussi, transparent : « Les raisons sont uniquement financières, en lien avec le transport, les assurances. Il y avait ainsi du retard au niveau du calage et, dès le mois d’août, j’ai préféré alerter mes collègues car on prenait un vrai risque ». Et l’élu de développer : « On a validé dès l’ouverture un déficit annuel de fonctionnement de 1 à 1,5 M€. Le maintien de l’expo de Le Corbusier aux dates initiales risquait de coûter 150 000 € supplémentaires. On a donc fait le choix de retarder d’un mois cet événement. Les entrées des vacances n’auraient pas compensé cet engagement. Il y a de la frustration mais l’élu doit tenir le cap sur le plan financier ».

L’exposition temporaire d’été, du 6 juillet à début novembre, sera consacrée à l’art contemporain japonais avec « Japonismes 2018 : les âmes en résonance », dans le cadre du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon. « On met le paquet deux fois cette année », insiste Jean-Michel Cosson. Et même trois fois puisque, en collaboration avec le musée d’histoire naturelle de Toulouse et le musée Champollion à Figeac, le musée Soulages hébergera une exposition sur l’île de Pâques d’avril à octobre avec, en particulier, des sculptures et des tablettes d’écriture. « Avec cette richesse, logiquement, la courbe de la fréquentation devrait retrouver une trajectoire positive », conclut l’élu ruthénois.

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