Le musée Soulages s’apprête à recevoir Le Corbusier et toute la multiplicité de son art

  • L’expo permettra de découvrir un autre Le Corbusier, comme cette œuvre de 1940.
    L’expo permettra de découvrir un autre Le Corbusier, comme cette œuvre de 1940.
Publié le , mis à jour

Quand on parle d’architecture en Aveyron, on pense souvent à Fernand Pouillon. Ce grand bâtisseur des années de reconstruction ayant suivi la Seconde guerre mondiale, s’est éteint sur les rives de l’Aveyron, dans ce château de Belcastel qu’il avait magnifiquement restauré. L’homme, à qui l’on doit de nombreuses réalisations, en France mais aussi à l’étranger, notamment en Algérie, repose, depuis 1986, dans le petit cimetière de son village adoptif.

Et c’est un autre bâtisseur, l’une des grandes figures de l’architecture et de l’urbanisme du XXe siècle, que le musée Soulages a décidé de mettre à l’honneur, dans le cadre de sa nouvelle exposition temporaire. On veut parler, bien évidemment de Le Corbusier, de son vrai nom Charles-Édouard Jeanneret-Gris. Du 27 janvier au 20 mai, le musée du maître du noir accueillera l’exposition « Le Corbusier, l’atelier de la recherche patiente, un métier. »

Alors que l’année 2017 a marqué la consécration de ses architectes catalans, à travers la remise du prestigieux prix Pritzker (le Nobel d’architecture), le musée Soulages met donc en lumière l’un des grands architectes du XXe siècle. Proposée en étroite collaboration avec la Fondation Le Corbusier, à Paris, cette exposition ruthénoise est une création spécifique qui s’articule autour de l’ouvrage testamentaire éponyme de Le Corbusier. Publié en 1960, ce livre, rédigé mais également composé par Le Corbusier lui-même, donne à voir l’étendue de son cheminement intellectuel et plastique, souvent réduit à tort à l’architecture seule... Car, à l’image de Pierre Soulages, Le Corbusier était un touche-à-tout artistique dont la pensée se nourrissait d’expériences multiples. En corrélation avec l’ouvrage, l’exposition ruthénoise propose d’ailleurs une sélection de peintures, sculptures, photographies, tapisseries, maquettes et dessins, le tout rythmé par une scénographie inédite que Le Corbusier aimait appeler « synthèse des arts. »

Pour le grand public, le nom de Le Corbusier reste cependant associé à son œuvre architecturale. De la Villa Savoye à Poissy, dans les Yvelines, à la Cité radieuse, à Marseille, en, passant par le couvent de la Tourette, à Evreux, dans le Rhône, la chapelle Notre-Dame-du-Haut, à Ronchamp, en Haute-Saône, les maisons Laroche et Jeanneret, à Paris, ou la maison de la Culture de Firminy, dans la banlieue de Saint-Etienne, dont le maire de l’époque avait fait appel à Le Corbusier pour édifier tout un quartier ainsi que trois unités d’habitation (une seule a finalement vu le jour), l’œuvre (bâtie) de l’architecte franco-suisse est d’une étonnante modernité. Il aura cependant fallu attendre 2016, plus de cinquante ans après sa disparition (mort en 1965, il est enterré à Roquebrune) pour que l’Unesco classe l’œuvre architecturale de Le Corbusier au patrimoine mondial de l’Humanité, à travers 17 sites emblématiques, dont 10 se trouvent en France. Architecte et urbaniste audacieux, l’homme, descendant d’une ligne d’artisans et d’industriels, Le Corbusier était aussi un artiste accompli dans plusieurs domaines. Et une personnalité provocante, dont les prises de position furent parfois très controversées.

Centre Presse / Joel Born
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