Marcillac : le trentenaire récidiviste évite la prison

  • Le prévenu devra effectuer des travaux d’intérêt général.
    Le prévenu devra effectuer des travaux d’intérêt général.
Publié le , mis à jour

Le tribunal de Rodez avait hier à se prononcer sur le cas d’un trentenaire présenté dans le cadre d’une comparution immédiate.

Jeudi après-midi, il est contrôlé ivre par les gendarmes à Marcillac, au guidon d’un cyclomoteur, sans assurance et en possession de résine de cannabis.

En état de récidive par rapport à ces faits, le jeune homme connaît bien la justice (et réciproquement) car son casier judiciaire porte, depuis 2004, mention de 26 condamnations pour divers délits tels vol, rébellion, conduite en état d’ébriété et sans assurance, mise en danger... qui lui ont valu de passer, à son jeune âge, 10 années en prison.

Lors du contrôle, le jeune homme a de lui-même reconnu avoir bu trois bières (pour un taux d’alcoolémie de 0,92 g par litre de sang) et remis une faible quantité de résine de cannabis aux militaires.

À son encontre, le procureur Olivier Naboulet requerra 5 mois d’emprisonnement et 150 € d’amende.

Le tribunal, sous l’autorité du président Goumont, le condamnera à trois mois d’emprisonnement mais ne demandera pas de mandat de dépôt (incarcération à l’issue de l’audience), tenant compte du fait que, depuis 2015, le jeune homme n’a commis aucun délit et tente de remonter la pente, miné par une addiction à l’héroïne et divers stupéfiants, des efforts soulignés par le juge d’application des peines et le Service de probation et d’insertion pénitentiaire (Spip).

Le juge d’application des peines décidera des conditions d’exécution de cette peine, sous la forme, peut-être, de travaux d’intérêt général ou bien du placement de bracelet électronique.

Centre Presse
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