Bosch : « Si le marché du diesel continue de s’effondrer, tout le site est menacé »

  • Des syndicalistes peu rassurés.
    Des syndicalistes peu rassurés.
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Centre Presse / Joel Born

Les responsables syndicaux de la Bosch ne s’attendaient pas à un miracle, ce vendredi. Dans l’industrie, les miracles n’existent pas vraiment. Mais ils espéraient quelques certitudes sur l’avenir de leur usine. Et des certitudes, ils estiment ne pas en avoir eues. Pire, ils considèrent que les inquiétudes concernant l’avenir du site aveyronnais demeurent plus que jamais.

« Les craintes de l’intersyndicale sont confirmées », déclaraient à chaud les représentants des salariés, après que ces derniers aient assisté à la prise de parole, dans l’usine, du « grand patron » de la nouvelle division Powertrain Solutions, Uwe Gackstatter.

Une première impression marquée par « des signaux très négatifs », selon les termes de Julien Rul (Sud). « Les menaces sur 350 à 450 emplois, à l’horizon 2020 sont bien réelles, et les 14 M€ d’investissements sont liés, à la fois à des engagements des salariés et des pouvoirs publics. Nous n’avons toujours pas de réponses sur les volumes de production et les emplois. Un investissement sans engagements sur les volumes de productions ne sert pas à grand-chose. »

Les salariés de Bosch continuent de regretter la « responsabilité gouvernementale » dans le « dieselbashing ». Comme ils regrettent les choix industriels (et d’abord financiers) des constructeurs français, qui préfèrent les injecteurs fabriqués en Turquie plutôt que ceux produits à Rodez, pour « des raisons de coût. »

« On se sent seuls, sans vraie volonté du groupe », insistent, de concert, les délégués syndicaux.

« Uwe Gackstatter l’a dit au personnel. Si le marché du diesel continue de s’effondrer, tout le site est menacé... La direction a aussi précisé qu’elle n’avait pas besoin de cette ligne et que si elle la modernisait, c’était pour assumer sa responsabilité sociétale...» Des propos qui ont de quoi faire froid dans le dos.

Dans tous les cas, l’intersyndicale s’avoue fortement déçue et « très pessimiste. » « Nous sommes dans une logique d’intelligence syndicale pour un projet industriel avec des engagements. Même s’il y a un investissement, 350 à 450 emplois restent menacés, et la direction va essayer de baisser le temps de travail et les salaires. Les bases de la négociation ne sont pas les bonnes. Pour une négociation, il faut du donnant-donnant. S’il n’y a pas d’avenir industriel, nous n’irons pas à un tel accord. Nous voulons des engagements sur des perspectives industrielles et sur l’emploi. » À la Bosch, le printemps risque d’être chaud...

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