Football : les attentes du public ruthénois supérieures aux moyens de l’équipe ?

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    Football : les attentes du public ruthénois supérieures aux moyens de l’équipe ?
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Terrible paradoxe. Cela fait plus de 25 ans que le Rodez Aveyron football n’a pas été autant en mesure de croire à un retour au deuxième échelon du football français, la Ligue 2. Et pourtant, son stade Paul-Lignon a, certes furtivement mais bruyamment, manifesté son mécontentement vendredi soir, en sifflant ses protégés à la fin d’un pauvre match face aux Herbiers terminé sur un score vierge. Il faut dire que la bande à Laurent Peyrelade, désormais dauphine après le succès de Grenoble 1-0 au Red Star hier (elle compte néanmoins un match en retard), reste sur cinq rencontres sans succès rue Vieussens, série débutée le 24 novembre dernier contre Pau (0-2).

Mais au-delà du résultat - qui laisse tout de même le quatrième Choletais à huit points ! -, c’est le contenu du jeu fourni qui a sérieusement agacé le public. « 0-0, ça peut être frustrant, mais ça montre ta discipline, ta concentration », a considéré, lui, le coach Peyerelade au sortir du match. Mais ses promus de joueurs risquent d’être confrontés de plus en plus aux attentes de leurs supporters qu’ils ont forcément maximisées après six premiers mois quasiment idylliques. « Quand on est habitué au caviar russe et que l’on passe au caviar de Gironde... », a ainsi réagi le président Pierre-Olivier Murat, lucide malgré tout au sujet de la performance livrée par les siens vendredi. « Contre Consolat, on prend un but à la 93e minute (1-2, le 6 janvier), contre Béziers on le prend à la 87e (1-1, le 3 février), aujourd’hui (vendredi), tu as certes eu peu d’occasions, mais tu en as concédé peu aussi », veut rappeler Laurent Peyrelade.

Le match aller, joué sous des trombes d’eau, avait été prolifique en buts (3-2 pour le Raf). Pas la manche retour. « Je crois que ce soir (vendredi), les deux équipes se craignaient », a dit Stéphane Masala, le technicien vendéen dont la formation est qualifiée, rappelons-le, pour les quarts de finale de la Coupe de France (face à Lens, L2, le 27 février). Une partie de l’explication de ce non-match dans l’animation côté sang et or. D’autant que Laurent Peyrelade, d’une certaine façon, est allé dans le même sens : « On a choisi de les attendre bas. Je reste persuadé que si on était allé les chercher, ils auraient eu plus d’occasions. » Mais ce petit jeu du chat et de la souris, la plupart des supporters - qui, depuis le maintien acquis, pense légitimement qu’à une seule chose, l’accession en Ligue 2 - ne l’a pas goûté.

« Mais pourquoi n’a-t-il pas mis Mellot. Et Gonzalez, il n’était même pas sur la feuille de match ? », a-t-on notamment entendu dans les entrailles de Paul-Lignon. Le premier était en délicatesse avec ses adducteurs. Le second a payé le choix du 4-4-2 préféré au 3-5-2.

Peyrelade : « Un championnat, c’est un marathon [...] On ne peut pas ne pas faire souffler les mecs. Tous les matches seront très durs. Parfois, il faut savoir se satisfaire d’un petit point, c’est le cas ce soir (vendredi). »

Rémy Boissier et les siens ont-ils ainsi les moyens de satisfaire aux nouvelles exigences de leurs suiveurs ? Depuis le début, ils ont en tout cas montré que leur caractère et leur ligne de conduite les ont portés très haut, avant même sûrement leur niveau de jeu. C’est d’ailleurs ce que certains supporters tentent de rappeler depuis ce triste 0-0. Notamment sur les réseaux sociaux dans lesquels les débats se cristallisent aussi sur la notion d’objectifs. À savoir le maintien comme indiqué dès le début de saison ou la montée en L2 au regard des résultats ?

Centre Presse / Aurélien Parayre
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