Economie : « L’Aveyron est un département extrêmement dynamique »

  • Le directeur départemental de la Banque de France devant les acteurs économiques réunis à la CCI.
    Le directeur départemental de la Banque de France devant les acteurs économiques réunis à la CCI.
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Dans un environnement national et international porteur, marqué par une croissance soutenue, l’économie occitane reste très vigoureuse et l’Aveyron, qui avait su se doter d’amortisseurs affiche un réel rebond. En quelques mots la synthèse du directeur départemental de la Banque de France, Guilhem Blanchin, lors de la présentation, dans l’amphithéâtre de la CCI Aveyron, des résultats de la vaste enquête sur le bilan 2017 et les perspectives 2018 de l’économie régionale.

C’est une évidence et les entreprises régionales le confirment. En 2017, l’activité a progressé dans la plupart des secteurs et c’est le BTP qui affiche la plus forte croissance (5,6 %), devant l’industrie (4,9 %) et les services marchands (4,2 %). Et même s’il existe, bien sûr, de fortes disparités territoriales, les chiffres d’affaires réalisés dans le BTP ont été très nettement supérieurs aux prévisions des chefs d’entreprises.

C’est bon signe et cela d’autant plus que la croissance revenue a profité à deux entreprises sur trois. L’emploi salarié a également bénéficié de cette bonne orientation de l’activité économique. Les effectifs sont confortés dans l’ensemble des secteurs et le recours à l’intérim ne faiblit pas. Les capacités de production ont également été renforcées.

Pour 2018, les chefs d’entreprises consultés sont plus modérés avec une prévision de croissance moyenne de 4 %. L’emploi se développerait plus fortement dans le BTP (+4,5 %) que dans les services (+3 %) ou l’industrie (+1,4 %).

« Le sérieux aveyronnais n’est pas une légende », a insisté le directeur de la Banque de France, évoquant les bons indicateurs départementaux, tant au niveau de la tendance haussière des dépôts bancaires, que de la faiblesse des défaillances d’entreprises, de leur excellente solvabilité ou du volume de crédits mobilisés, l’Aveyron, comme l’Occitanie, faisant nettement mieux que la moyenne nationale.

Au global, 2018 devrait permettre à l’économie aveyronnaise de consolider une nouvelle année de croissance. Avec des perspectives renforcées pour l’industrie, après le redémarrage de 2017, une certaine stabilité pour les services et une évolution toujours positive, mais plus modérée que l’an passé, pour le secteur de la construction.

« L’Aveyron est un département extrêmement dynamique », s’est félicité la préfète de l’Aveyron, Catherine de La Robertie citant notamment la faiblesse du taux de chômage, près de 2 points en dessous de la moyenne nationale, et plus de 4 points en dessous de la moyenne régionale.

Évoquant la nécessaire réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage, la représentante de l’État observe toutefois que l’Aveyron doit surmonter une « inadéquation entre les besoins des entreprises et les compétences des demandeurs d’emplois. »

Et d’annoncer la prochaine mise en place d’un Observatoire des métiers. « Les métiers d’aujourd’hui mais aussi les métiers de demain, pour mettre en relation l’offre et la demande, et monter en compétences. »

Selon la préfète, l’Aveyron se heurte également à un autre problème de taille. Un problème de mobilité. Qu’il s’agisse de mobilité virtuelle et numérique, ou des transports, tant au niveau du désenclavement routier que ferroviaire ou aérien.

Un « chantier d’importance. » Les retards dans l’aménagement de la RN88 ou la traversée de l’agglomération ruthénoise, les dysfonctionnements sur la ligne Rodez-Paris ou la persistance de nombreuses zones blanches pour le rappeler régulièrement.

Centre Presse / Joel Born
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