La lutte contre les chenilles se met en place dans le Sud-Aveyron

  • Le Parc des grands causses va mettre à disposition des pièges à phéromone et des écopièges.
    Le Parc des grands causses va mettre à disposition des pièges à phéromone et des écopièges.
Publié le , mis à jour

Les papillons (et donc les chenilles) ne font pas partie des dix plaies d’Égypte. Mais clairement, elles en sont une pour le Sud-Aveyron. Depuis deux ans, les chenilles processionnaires et la pyrale du buis se sont installés localement, à la faveur du réchauffement climatique.

Démunies, les mairies du territoire ont sollicité le Parc naturel régional des grands causses pour trouver des solutions, tant pour leurs espaces publics que pour les particuliers. Le PNR leur a proposé une réponse en deux temps.

Grâce à un financement régional, il a organisé, à l’automne dernier, deux conférences sur le sujet, à Millau et à Saint-Affrique, pour mieux connaître le fléau. Et, en ce début d’année, il va fournir à toutes les communes qui le désirent, des kits pour tenter d’endiguer le phénomène.

En fin de semaine, les élus ou les techniciens qui le souhaitent seront formés à l’utilisation d’un écopiège pour la chenille processionnaire et d’un piège à phéromone pour la pyrale.

Des dispositifs que les communes vont pouvoir tester. Charge ensuite à elles, si elles les trouvent efficaces d’investir pour en avoir d’autres. Elles pourront également les recommander aux habitants désireux de s’équiper pour leurs jardins.

Quoi qu’il en soit, il n’y aura pas de solution miracle. « Il faut laisser le temps à la nature de trouver des prédateurs naturels, prévient Grégory Philippe, technicien forestier au Centre national de la propriété forestière. On manque encore un peu de recul sur ces espèces. » Et l’expert de prévenir que les choses ne devraient pas aller en s’arrangeant dans l’année à venir.

« On observe un dérèglement des cycles, explique-t-il. Depuis trois ans, la population augmente et tout porte à croire que ça va continuer. » En cause, notamment, les douceurs de l’automne et de l’hiver, qui ont permis leur développement. Le PNR a également édité 25 000 flyers sur chacun des deux insectes que les communes pourront distribuer à leurs administrés.

Pour partager les informations sur la pyrale du buis et la chenille processionnaire du pin, le Parc naturel régional des grands causses a lancé lundi une page Facebook dédiée, appelée « Infos chenilles ».

L’objectif est également que les particuliers puissent partager leurs trucs et astuces, et les endroits, sur le causse Noir notamment, où les invasions sont nombreuses.

Centre Presse / CORRESPONDANT
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