Christian Teyssèdre : « Nous n’avons rien improvisé »

  • Christian Teyssèdre : « L’Aveyron vieillit à la vitesse d’un TGV. Il faut trouver des solutions pour faire venir des jeunes, des familles. »
    Christian Teyssèdre : « L’Aveyron vieillit à la vitesse d’un TGV. Il faut trouver des solutions pour faire venir des jeunes, des familles. »
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    Christian Teyssèdre : « Nous n’avons rien improvisé »
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Une immense satisfaction. C’est le résultat d’un travail de fond réalisé pendant quinze ans pour accéder aux responsabilités. C’est un travail que nous avions entamé au lendemain de la défaite de la gauche aux législatives, en mars 1993. Ce jour-là, j’ai aussi en mémoire le poids de la responsabilité par rapport aux gens qui nous ont fait confiance. Car cela faisait 55 ans que la gauche était dans l’opposition. Ce sont ces sentiments qui ont prédominé entre le dimanche ou l’on a gagné et le vendredi quand j’ai été élu par le nouveau conseil municipal.

Partout où je vais dans Rodez, les gens me disent qu’ils sont contents du travail qui a été fait. À part quelques-uns de l’opposition, l’immense majorité est très satisfaite. Même des gens qui ne votent pas pour moi me le disent. Et on en est fiers. Elle est là la vérité. Rodez a beaucoup changé en dix ans et les Ruthénois en sont contents. Ce qui a été absolument réussi également c’est l’utilisation des transports publics dans l’agglomération, et l’arrivée de nouveaux étudiants dans la ville. On est passé de 53 formations à 79. Il y a plus de 3 300 étudiants aujourd’hui à Rodez. Il faut atteindre les 5 000.

J’en ai deux. La rénovation urbaine avec les différents équipements réalisés et la très excellente santé financière de la ville. Et nous n’avons fait là que ce que nous avions promis. Je ne pensais toutefois pas que l’on irait si loin en matière de bonne gestion. On est une ville qui se porte admirablement bien. Tout a changé et on peut porter les projets attendus, nous en avons les moyens. Juste un chiffre : les fonds de roulement de la ville étaient de zéro et celui de l’agglomération de -1,7 millions d’euros quand nous sommes arrivés. Aujourd’hui, ils sont de 13 millions d’euros tous les deux...

(Il ressort un entretien réalisé dans Centre Presse en 2003) Regardez le titre : je peux baisser la taxe d’habitation de 10 % en 10 ans. J’avais été laminé à l’époque après ces propos. Nous l’avons fait. Nous n’avons rien improvisé. La bonne gestion de la ville c’est la baisse de la dette pour favoriser les investissements et la baisse des impôts pour favoriser le retour des gens en centre-ville.

Ce musée est un accélérateur de tout. C’est la vitrine, l’acteur et le moteur du développement économique de la ville. Mais il était dans nos plans en 2006 et 2007. Il nous a fallu trouver le financement. Et nous l’avons fait malgré 85 % de Ruthénois sceptiques et contre une partie du conseil municipal. Si nous avions écouté les sirènes de la démocratie participative, nous aurions planté ce musée. Marc Censi (le précédent maire de Rodez, NDLR) aurait eu les mêmes problèmes que moi, mais je pense qu’il aurait agi de la même manière.

Si. La seule chose que m’a dite Marc Censi au moment de lui succéder, c’est que le plus dur serait d’avaler des couleuvres. C’est ce que j’ai dû faire avec une partie de ma majorité et quelques hauts fonctionnaires. Parce que dès que l’on veut changer les choses, ça devient difficile. Ça dérange, mais on est élus pour faire changer les choses. Je dois des comptes à tous les Ruthénois, et nous, les élus et les fonctionnaires, sommes au service du public et de l’ambition politique du changement.

Ne pas avoir fait le marché couvert à l’îlot Balard. Parce que les commerçants sédentaires et non sédentaires ne l’ont pas voulu. Mais on ne peut pas toujours aller contre les souhaits des gens. Je le regrette quand même. J’aurai dû passer en force pour faire ce marché. Pour le coup, on ne pourra pas me reprocher de ne pas les avoir écoutés...

Le plus important pour Rodez, c’est une réforme totale de l’intercommunalité. L’Aveyron vieillit à la vitesse d’un TGV. Il faut trouver des solutions pour faire venir des jeunes, des familles. Et la priorité, c’est agrandir l’agglomération. C’est important pour le département. Je le concède, Baraqueville(1) est un constat d’échec. Mais cette commune est allée vers une communauté de communes défensive. Regardez Cahors : c’est une quarantaine de communes, Figeac c’est presqu’une centaine de communes, Rodez... huit communes. Il n’y a pas un problème là ? Alors je ne demande plus à une commune d’intégrer l’Agglo, je ne suis plus légitime. C’est au Département et à l’État de trouver les solutions pour résoudre ce problème de dynamisme. Mais si on ne change pas de modèle économique, cela nous coûtera cher à tous.

Christian Teyssèdre : « Nous n’avons rien improvisé »
Christian Teyssèdre : « Nous n’avons rien improvisé »

(1) Dès le début du deuxième mandat, en 2014, la communauté de communes du Pays baraquevillois a rejoint la communauté d’agglomération de Rodez. Après près de deux ans de palabres et de moult fracas, elle a finalement quitté Rodez pour se rapprocher de Naucelle et créer la communauté de communes du Pays ségali.

Centre Presse
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