Réforme de la SNCF : près de 9 cheminots sur dix en grève en Aveyron

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    Réforme de la SNCF : près de 9 cheminots sur dix en grève en Aveyron
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Au premier jour de la mobilisation contre la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement, près de 9 cheminots sur dix étaient en grève en Aveyron. Comme annoncé, seul un TER sur cinq était en circulation mardi, et il devrait en être de même mercredi, la SNCF prévoyant des «circulations de substitution» pour limiter la gêne occasionnée pour les usagers.

Les syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD, CFDT) s’opposent à une réforme qui «vise à détruire le service public ferroviaire par pur dogmatisme idéologique». Dans leur viseur : la suppression de l’embauche au statut, l’ouverture à la concurrence et la transformation de la SNCF en société anonyme, prémices d’une future privatisation selon eux.

A Capdenac, les cheminots réunis en assemblée générale ce mardi matin ont défilé dans les rues de la ville en fin de matinée. Mercredi, une nouvelle assemblée générale est prévue à midi. Une délégation de la CGT sera ensuite reçue par le maire Stéphane Bérard, par ailleurs président de la commission transports pour le conseil régional d’Occitanie.

« Nous ne partageons la vision de la SNCF, a indiqué Éric Fernandez, représentant CGT. La forte mobilisation du jour démontre que nous ne sommes pas les seuls. Comment développer l’offre ferroviaire en poussant les usagers sur la route. Ouvrir le transport ferroviaire à la concurrence ne réglera pas le problème. Au contraire. Nous l’avons bien vu avec la libéralisation du fret en 2006 qui se traduit aujourd’hui par une baisse du ferroviaire et plus de routier ».

« Les négociations se poursuivent », avec « une dizaine de réunions » prévues cette semaine, a insisté lundi Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF. Malgré le haut niveau de mobilisation, le gouvernement « tiendra bon dans l’écoute, dans la concertation, dans le dialogue », a déclaré mardi sur RMC et BFMTV la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Au cours d’une conférence sur les investissements étrangers, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a assuré que la réforme «fera(it) de ce grand service public national un champion mondial de la mobilité».

Ouvert au dialogue, « mais pas au dialogue de sourd », les syndicats entendent prolonger le mouvement avec une grève perlée de trois mois, annoncée initialement jusqu’en juin. Le projet de loi sur le pacte ferroviaire qui prévoit un recours aux ordonnances sur certains points, sera, lui, voté en première lecture le 17 avril à l’Assemblée nationale.

Le calendrier des jours de grève de la SNCF

Centre Presse
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