Rugby. Rodez va-t-il d’ère ?

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    Rugby. Rodez va-t-il d’ère ?
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Une page s’est tournée, dimanche, avec le résultat nul (34-34) concédé par Sylvain Fabre et les siens face à Bergerac sur le pré de Paul-Lignon, qui, combiné à la victoire de Castanet à Bagnères-de-Bigorre (43-19), a fermé définitivement la porte de la phase finale au SRA. Si sur le terrain, la fin de saison, programmée dès ce dimanche, toujours rue Vieussens, face au relégué Graulhet, ne revêt plus aucun intérêt, en coulisses, le travail est immense.

Le président Jean-Paul Barriac, après avoir participé au sauvetage du club à la suite d’une énorme crise financière voilà deux saisons, répète depuis des mois qu’il veut passer la main. Mais les candidats ne sont pas légion. « Si tous les voyants sont au vert, il y aura beaucoup de monde. Sinon, ce sera plus compliqué, expliquait-il dimanche après le match. Quand la mariée est belle, c’est plus facile que quand elle est bossue et boiteuse. »

En ces termes, il évoque notamment le dossier financier d’un club qui doit toujours payer plus de 60 000 euros chaque année pendant sept ans à l’Urssaf (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales) pour éponger un passif. « Ce qui nous pèse, c’est uniquement cette dette », a-t-il indiqué alors que nous lui demandions si le club était de nouveau en danger ou s’il risquait de traverser une énième zone de turbulences financières.

Pour autant, et alors qu’en début de saison, il disait devoir « aller chercher 200 000 euros de partenariats supplémentaires par rapport à l’an passé » pour boucler le budget sereinement (le prévisionnel était alors d’1,3 million d’euros), il a souligné, dimanche, l’importance capitale de l’appui d’un nouveau gros partenaire privé qui serait en approche. Car ces 200 000 euros, « [il] ne les a pas encore ».

Et Barriac de préciser : « Mais pour nous, la fin de saison, c’est fin juin. D’ici là, on bataille notamment avec ce gros partenaire pour le faire rentrer avant, sinon, on aura du mal à boucler, ça, c’est sûr ».

Qui est donc ce potentiel sauveur ? Ce serait un grand groupe. Mais au club, on ne souhaite pas divulguer son identité. « Car il ne le veut pas », éclaire le boss du SRA avant de s’étendre un peu : « C’est un gros groupe, oui. Ça fait un an que j’en parle, mais ce n’est pas encore signé. Ils (les dirigeants de ce groupe, NDLR) se sont fixé des objectifs à cinq ans. Mais il faut que le comité directeur décide de nous rejoindre ou non ».

Quand saura-t-on si c’est oui ? Barriac : « J’aimerais bien savoir aussi. Ils ne sont pas pressés comme nous. Ce que je sais, c’est qu’ils veulent bâtir quelque chose avec nous sur la durée, mais là, tout de suite ou dans six mois, on ne sait pas. » Et son avenir personnel au SRA pourrait y être lié.

Centre Presse
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