Vaccination : les Aveyronnais ont besoin d’une piqûre de rappel

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Publié le , mis à jour

L’hôpital Jacques-Puel se mobilise jusqu’à jeudi pour une information générale dans le cadre de la semaine européenne de la vaccination. L’occasion pour les médecins de l’hôpital, dont le docteur Mickaël Loriette de faire un point sur le département de l’Aveyron qu’ils sillonneront jusqu’à jeudi.

Il faut en effet savoir qu’aux idées préconçues contre la vaccination, s’ajoute une certaine défiance de la population française. Les Aveyronnais ne font pas exception et sont même, en la matière de mauvais élèves, à en juger par les derniers chiffres officiels, édités dans le bulletin de veille sanitaire (février 2018).

« La population est sceptique vis-à-vis de la vaccination à cause peut-être d’un manque de confiance dans les autorités sanitaires. Chez les Européens du Nord, comme les Allemands ou les Anglais, on ne se pose pas la question comme on le fait en France », interpelle le docteur Loriette. Alors que sur le continent américain (du Nord au Sud), la rougeole, a par exemple, complètement disparu, en France, ce n’est pas le cas.

« En Occitanie et surtout en Languedoc-Roussillon, nous avons relevé des cas en 2011, ainsi que dans le Sud-Aveyron et un peu à Rodez. Dans le département, depuis le début de l’année, nous avons comptabilisé une trentaine de cas. C’est une maladie très contagieuse. Beaucoup de personnes pensent que c’est une maladie bénigne, mais en réalité, elle peut être très dangereuse », souligne le médecin.

Dans le monde, elle est considérée comme l’une des causes importantes de décès du jeune enfant. En France, entre 2008 et 2012, une épidémie de rougeole a atteint 24 000 personnes, alors qu’un vaccin sûr et efficace existe. De quoi rester perplexe au pays de Pasteur, l’inventeur du vaccin.

Dans la région Occitanie, au cours de l’année 2017, ce sont 117 cas qui ont fait l’objet d’une déclaration obligatoire à la cellule de veille, d’alerte et de gestion sanitaire (CVAGS) de l’ARS.

Si l’on considère d’autres maladies contagieuses, l’Aveyron n’est pas plus brillant.

Car si l’on prend, par exemple la couverture vaccinale de la DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite), vaccins pourtant obligatoires, on s’aperçoit que cette couverture est en deçà des chiffres sur le plan national, entre 2013 et 2015, pour les enfants de 24 mois.

L’Aveyron est en effet à 98 % de la couverture contre 98,9 % en France en 2015 (pour les rappels, l’Aveyron se situait à 96,6 % contre 96,7 % au niveau national).

Pour la coqueluche, là aussi, les chiffres concernant les « primo vaccinations », en 2015, pour les petits âgés de 24 mois, l’Aveyron est légèrement en dessous de la moyenne nationale (97,9 % contre 98,6 %).

À considérer ces chiffres pour les vaccins obligatoires ou recommandés, on comprend l’inquiétude des professionnels de la santé. On peut donc supposer que pour le reste des vaccins existants, les chiffres doivent être encore bons. C’est pourquoi, le gouvernement a pris la décision, depuis janvier 2018 d’étendre la couverture vaccinale à d’autres infections.

« Je trouve dommageable qu’en France, en 2018, d’obliger les gens à se vacciner pour leur propre santé. Cela devrait être un choix. Prenons par exemple la méningite. Nous relevons quelque 200 cas par an et une trentaine de décès. C’est à la fois peu, c’est pour cela que le vaccin est recommandé et à la fois trop car on peut en mourir. C’est une maladie qui est donc rare, mais quand elle tombe sur votre enfant, elle est grave », alerte le médecin. Pour réduire ou éradiquer les infections, le service d’infectiologie et le centre de vaccination ne voient qu’une issue, celle de l’information dans la durée.

Vaccination : les Aveyronnais ont besoin d’une piqûre de rappel
Vaccination : les Aveyronnais ont besoin d’une piqûre de rappel

Aujourd’hui, ils sont à l’hôpital de Decazeville, de 14 h 30 à 16 h 30, mercredi à l’hôpital de Villefranche de 10 heures à 16 heures et jeudi à Millau de 10 heures à 16 heures.

Centre Presse
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