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Aveyron : deux écoles alternatives, de la pédagogie Montessori, ouvriront à la prochaine rentrée

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    Enseignement La pédagogie Montessori fait école
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Deux écoles alternatives s’appuyant, entre autres, sur cette pédagogie, ouvriront à la prochaine rentrée. Une première en Aveyron.

Cela part toujours d’une rencontre. Il en va du projet d’école alternative dénommée « Pazapas », sur le causse Comtal. Caroline Delance, initiatrice du projet, s’est retrouvée sur la même longueur d’onde qu’Emeline Thepin, éducatrice Montessori et Alexandra Borie, éducatrice de jeunes enfants, en voyant grandir leurs enfants dans un monde de plus en plus virtuel.

« Les enfants sont acteurs de l’apprentissage, l’adulte guide, pour travailler l’autonomie, la confiance, développer l’indépendance. Plus l’enfant fait des choix, plus il s’épanouit », explique Emeline Thepin, formée pendant deux ans à l’association Montessori internationale à Paris, unique institut de formation reconnue en France.

« On est dans la complémentarité », précise bien Caroline Delance. L’objectif n’étant pas de déshabiller (les écoles de) Pierre pour habiller Paul mais « d’apporter une offre complémentaire ».

Sur le causse Comtal et à Saint-Hippolyte

Une offre limitée aujourd’hui en Aveyron qui compte deux écoles occitanes à Rodez et Millau mais aucune autre indépendante. L’école alternative à la pédagogie Montessori la plus proche se trouvant à Albi. Mais cela pourrait changer dès la prochaine rentrée. Le projet souhaité sur le causse Comtal, sur un rayon de Rodez à la vallée du Lot, compterait (déjà) vingt-cinq enfants avec des parents prêts à déménager pour suivre cette pédagogie. La demande est donc là.

Un autre projet d’école alternative, bien avancé aussi, sur la commune de Saint-Hippolyte, permet de surcroît de rouvrir l’école fermée depuis quelques années. « On ne veut pas être une bulle. L’école doit être ce terreau pour vivre sa citoyenneté », dit Emeline Thepin, signifiant ainsi la volonté de ces porteurs de projet à sortir des murs trop étroits de l’actuelle scolarité, à l’image de la société finalement où il est demandé d’être polyvalent et d’avoir des compétences transversales. Cela fait appel à la notion de partage, au lien social pour s’adapter et coller au plus près de la réalité avec la nature qui entoure.

En quête d’un local sur le causse Comtal

Une journée à la Montessori (basée sur une semaine à quatre jours) se décline avec des arrivées échelonnées, le travail en autonomie sur du matériel Montessori, son repas partagé avec des responsables de table, son coin repos sans obligation, de cours l’après-midi où il n’est pas interdit de travailler sans table avec des ateliers en extérieur pour mêler le manuel au cérébral. Les activités créatives sont privilégiées.

Si l’école alternative de Saint-Hippolyte a trouvé son local (l’ancienne école !), celle du causse Comtal portée par « Pazapas » cherche un point de chute pour enseigner.

Mais pas à pas, les écoles alternatives se développent en France avec, à la clef pour la ruralité, l’opportunité de revoir des enfants dans leur commune avec l’attractivité commerçante et l’activité associative qui l’accompagnent, comme cela sera sans doute le cas à la rentrée à Saint-Hippolyte.

Pour contacter Pazapas, se renseigner, aider à trouver un local, se rendre sur le site ecolepazapas@yahoo.com et sur la page Facebook.

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