Millau

Millau se lance dans la bataille contre Lannemezan

  • Henri Ferrero peut compter sur un groupe quasi-complet. Photo EVA TISSOT
    Henri Ferrero peut compter sur un groupe quasi-complet. Photo EVA TISSOT
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À 15 h 30 au parc des sports, le Som démarre sa campagne des phases finales de Fédérale 2 avec la réception des Haut-Pyrénéens.

C’est l’heure de vérité. Celle où l’avenir de la saison, mais aussi d’un groupe va se jouer. Évidemment, rien ne sera gagné ce soir. Mais Tout peut être perdu. Le Som rugby démarre cet après-midi son parcours en phases finales du championnat de Fédérale 2.

Après une saison régulière plutôt bonne, terminée à la troisième position de la poule 5, les Millavois affrontent Lannemezan en seizième de finale aller, ce dimanche. Une double confrontation, contre le deuxième de la poule 6. Une équipe qui a donc été mieux classée que les gantiers, mais avec moins de points (68 contre 69 pour le Som). De quoi laisser penser que les choses s’annoncent serrées.

Pour se mettre à l’abri, Millau se doit de performer, à partir de 15 h 30 au parc des sports lors du match aller. « Avant de penser à creuser l’écart, l’objectif est d’abord de gagner, prévient Henri Ferrero, le manager du Som rugby. Après, c’est sûr que plus on aura d’avance après la rencontre, mieux ce sera. » Et cela ne s’annonce pas forcément évident pour une équipe qui ne s’est pas souvent rendue la tâche simple à domicile, cette saison. Les Millavois ont très rarement réussi à mettre leur jeu en place. Il faudra, à l’heure du coup d’envoi, mettre cela de côté. « Il y a deux ans, lors du seizième de finale contre Niort, on avait gagné 19-6 à la maison, se rappelle le coach. Et même avec cette avance, le retour avait été très difficile. On avait énormément souffert. »

Depuis quinze jours et le dernier match de la saison régulière à Villefranche-de-Lauragais (défaite 35-24), les entraîneurs du Som sont aux petits soins avec leurs joueurs. « On a essayé de les mettre dans les meilleures dispositions », détaille Ferrero, qui s’est renseigné sur l’adversaire du jour. « On a passé quelques coups de fil et récupéré quelques vidéos, reprend le manager. Je pense qu’eux ont aussi eu les nôtres. Mercredi à l’entraînement, les joueurs se posaient beaucoup de questions sur Lannemezan. Ils étaient un peu perturbés par ça. On leur a donné quelques infos, puis on est passé à autre chose. On leur a demandé d’arrêter de se prendre la tête et de jouer comme ils savent faire. » Et sans vouloir donner plus de détails sur le plan de jeu qu’il veut mettre en place, pour ne pas trop informer ses adversaires, il précise qu’il n’y aura pas de surprise. De la puissance devant, donc, pour fixer la défense adverse et tenter de libérer les arrières.

Des choix dans l’effectif

Et là où les deux dernières saisons, au moment d’aborder les phases finales, le Som croulait sous les blessures, il peut compter cette année sur quasiment tout le monde. Hormis Christopher Mezair, pas encore remis de sa lourde blessure à la cheville mi-mars, et Kakha Ugulava, touché au mollet, tout le monde postule. « On a 29 joueurs disponibles, reprend Ferrero. On n’est pas vraiment habitué à cela. » Il a donc fallu faire des choix. « On doit en laisser six sur le bord du terrain, reprend-il. Ce n’est jamais facile. Il y a des déçus et c’est normal. Mais comme tout au long de la saison, tout le monde a joué le jeu. » Quoi qu’il en soit, Ferrero, Chouchan et Kuzbik ont convoqué tout le monde ce dimanche, pour parer à une éventuelle blessure ou maladie. « Et la saison n’est pas terminée, prévient le manager. Il reste encore un autre match au minimum. La vérité du jour ne sera pas forcément celle de la semaine prochaine. Il peut y avoir des blessés, des gars qui passent à travers ou tout simplement d’autres choix de notre part. »

Un problème de riche pour un club qui a, cette saison, été plutôt épargné. L’été dernier, les dirigeants avaient fait le choix de monter en volume pour être mieux au moment d’aborder les phases finales. Il est désormais temps de voir si le choix a été payant.

guilhem richaud

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