Coupe de l'Aveyron : Saint-Laurent-d’Olt-La Canourgue en fusion

  • Sylvain Fabre, entraîneur
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Une finale est toujours un moment particulier. Et pas seulement pour le trophée à la clé. Au club de Saint-Laurent-La Canourgue, on en sait quelque chose et on le mesure mieux que quiconque.


La faute à une caractéristique assez rare : l’association saint-laurentaise cantonale canourgaise, ou ASLCC, regroupe en effet à elle seule deux départements, l’Aveyron et la Lozère.


Depuis 2003, et une fusion actée par l’entrée du club canourguais dans l’association sportive et culturelle saint-laurentéenne, les deux villages éloignés d’à peine 10 km font donc « tout à deux », résume l’entraîneur adjoint, Kader El Ktiri.

À deux « mais unis », rebondit le technicien principal, Sylvain Fabre. « Et c’est justement la force du club et de l’équipe, une bande de potes », ajoute-t-il. Entraînement des seniors le mercredi en Lozère, puis le vendredi en Aveyron, matches de l’équipe première à La Canourgue pour profiter de l’éclairage, et de la réserve à Saint-Laurent-d’Olt : tout est partagé entre les 150 licenciés.


Fabre : « Sceller une forme d’intégration »
Mais le résultat de cette union « atypique », concède le président Jean-Claude Juin, suppose aussi quelques aspects négatifs.

Pas de clans entre joueurs de chaque département à déclarer mais « on ne parle jamais de nous en Lozère et on nous maudit au District lozérien, explique le coach, qui traîne ses crampons ou ses chronos dans le département voisin depuis 35 ans. Ceci dit, on ne regrette rien. La culture aveyronnaise nous ressemble


Autrefois amenés à s’exporter dans le Gard, les Canourguais y ont gagné au change en ralliant l’Aveyron, disent-ils en chœur. Même si on leur fait encore sentir qu’« on n’est pas toujours les bienvenus », remarque Kader El Ktiri.

« Cette coupe peut sceller une forme d’intégration. Sceller de belles noces comme dirait Albert Camus », complète son acolyte du banc, écrivain-poète connu sous le nom de Sylvain Fabre-Coursac.


Pour commémorer également les 50 ans de l’association saint-laurentéenne, fêtés en ce mois de mai, une coupe de l’Aveyron représenterait décidément beaucoup.

Maxime Raynaud

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