FINALE LIGUE EUROPA

Football : les supporters aveyronnais de l'OM12 à fond derrière leur équipe !

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Une cinquantaine de supporters de la section aveyronnaise des Yankees va prendre la route du Parc OL à l’occasion de la finale de C3 entre Marseille et l’Atlético de Madrid, ce jeudi (20 h 45).

Lorsqu’il évoque l’Olympique de Marseille, Benjamin Fourcadier se fait poète. Et lucide. « On n’est pas magiques mais on est réels », sourit-il. La réalité immédiate de son Olympique de Marseille confine pourtant bien à la magie. Demain soir (20 h 45), à Lyon, face à l’Atletico de Madrid emmené par Antoine Griezmann, il sera question d’une Coupe d’Europe -la Ligue Europa (C3) - à soulever. Le rêve est à portée de main et le président de la section « Yankee OM 12 » de l’Aveyron le touchera lui aussi du doigt ce mercredi. Avec 50 autres supporters venus des quatre coins de l’Occitanie, il quittera Decazeville en bus demain à midi, pour rallier le Rhône et les 11 500 fans provençaux.
Un vrai privilège qu’il mesure, quatorze ans après avoir vécu de près la dernière finale européenne du club phocéen, perdue 2-0 face à Valence. « Mardi, nous avons mis les 50 places en vente. En quelques heures, elles avaient trouvé preneur. On aurait pu remplir trois bus ! »


Des « Pastifics » aux Yankees
Proposé par l’association basée à Bouillac aux non-abonnés au tarif de 135 € (transport, place en quart de virage, maillot de l’épopée 1993, tee-shirt et écharpe), le ticket avait de quoi susciter les convoitises (1). Considéré comme l’un des clubs français les plus populaires, « l’Ohème » n’a rien perdu de son pouvoir d’attraction. Malgré plusieurs dernières saisons compliquées. « On est forcément tributaires des résultats. Et bien sûr des finances de chacun. Du coup, cette année, nous sommes seulement dix abonnés à la section, souffle Benjamin Fourcadier, depuis 2001 au bureau de l’association créée deux ans plus tôt par Bernard Pourcel, en remplacement des Pastifics nés au lendemain du triomphe européen de 1993. Mais c’est un noyau de vrais mordus. »

« Que cela ne dégénère pas »

Depuis quelques semaines, et l’avènement du chant marseillais en « l’honneur » du président de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, les craintes sont nombreuses autour de cette finale à Lyon. Au point qu’un dispositif de sécurité exceptionnel a été annoncé par les autorités : 1 250 policiers, gendarmes et CRS seront déployés. Dans la foulée du patron de l’OM, Jacques-Henri Eyraud, Benjamin Fourcadier appelle donc lui aussi à ce que « cela ne dégénère pas. Mais je crois qu’il n’y aura pas de casse, ajoute le président d’OM 12. Ce chant c’est de la provoc’. On veut “tout casser” en prouvant qu’on est le meilleur public de France. »

« On va gagner 2-1 après prolongation »
Mordu, cet employé municipal sait mieux que quiconque ce que cela signifie. « Fada » du club provençal, découvert à tout juste 10 ans devant la télé, l’actuel « boss » des Yankees aveyronnais a depuis sillonné la France et l’Europe. À 36 ans, des centaines de matches passés dans le virage nord du Vélodrome au compteur, ce célibataire marié à l’OM n’est toujours pas rassasié. « C’est une passion, une drogue. Chaque fois que je rentre dans ce stade, j’en ai des frissons, reconnaît-il, survêtement du club sur les épaules et yeux brillants. On suit aussi cette équipe parce c’est un plaisir de se retrouver. C’est une grande famille. Dans les bons et les mauvais moments. »
Malgré sa connaissance pointue de l’OM, ce fan du Brésilien Luis Gustavo n’avait pas vu venir ce final en apothéose, après une campagne continentale débutée lors des tours préliminaires. « On en rêvait sans trop y croire. Cette aventure restera dans mon top 5 », jure-t-il. Et sûrement un peu mieux si Payet et les siens venaient à triompher demain des Espagnols. Benjamin Fourcadier veut y croire : « On va gagner 2-1 après prolongation. Et dans tous les cas, nous en tribunes, on va tout donner. »

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