Santé

La dépression chez l'homme, une cause d'infertilité sous-estimée chez les couples

  • Lorsque que le partenaire masculin souffrait de dépression majeure, les couples traités pour infertilité avaient 60% de chances en moins d'avoir un enfant.
    Lorsque que le partenaire masculin souffrait de dépression majeure, les couples traités pour infertilité avaient 60% de chances en moins d'avoir un enfant. - KatarzynaBialasiewicz/Istock.com
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Parmi les couples qui suivent un traitement contre l'infertilité dans le but de concevoir un enfant, ceux dont le partenaire masculin souffre de dépression auraient beaucoup moins de chance d'y arriver, affirme une étude publiée dans la revue Fertility and Sterility.

Parmi les couples qui suivent un traitement contre l'infertilité dans le but de concevoir un enfant, ceux dont le partenaire masculin souffre de dépression auraient beaucoup moins de chance d'y arriver, affirme une étude publiée dans la revue Fertility and Sterility.


L'étude a volontairement écarté les couples engagés dans une démarche de Fécondation in Vitro (FIV), jugeant que le processus pourrait générer des effets dépressifs comme la baisse de libido et une diminution de la qualité du sperme.

Après avoir analysé les résultats de deux études différentes incluant 1.650 femmes et 1.608 hommes, les travaux ont constaté un nombre de naissance inférieure chez les couples dont le partenaire masculin était dépressif, soit 2,28 % des hommes de l'étude. Aucune incidence n'a en revanche été trouvée chez les femmes présentant les mêmes symptômes.

La première étude a comparé l'efficacité de deux médicaments visant à stimuler l'ovulation en vue d'une grossesse chez des femmes ayant un syndrome d'ovaires polykystiques. La seconde a testé trois traitements chez des couples faisant face à une infertilité inexpliquée.

Lorsque que le partenaire masculin souffrait de dépression majeure, les couples avaient 60% de chances en moins de concevoir et d'avoir un enfant que ceux où les hommes n'étaient pas dépressifs. 

L'étude pointe du doigt par ailleurs une classe d'antidépresseurs - les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine non sélectifs (non ISRS) - qui augmenterait de 3,5 fois le risque de fausse couche au premier trimestre chez les femmes traitées pour de l'infertilité, contrairement aux inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (ISRS), généralement prescrits en première intention, souligne l'étude.

Pour consulter l'étude : fertstert.org/article/S0015-0282(18)30029-3/fulltext

Source : Relaxnews

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