Santé

Autisme: les femmes enceintes peuvent consommer du poisson sans risque

  • La quantité optimale de poisson pouvant être consommée pendant la grossesse serait d'au moins deux portions de poisson par semaine afin d'assurer de bons apports nutritionnels aux enfants à naître.
    La quantité optimale de poisson pouvant être consommée pendant la grossesse serait d'au moins deux portions de poisson par semaine afin d'assurer de bons apports nutritionnels aux enfants à naître. - delihayat / IStock.com
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La consommation de poisson pendant la grossesse présenterait plus de bénéfices pour la santé que de risques, affirme une étude menée auprès de 4.500 femmes britanniques. Aucun lien entre les niveaux de mercure consommés par les mères et le risque d'autisme chez l'enfant n'a été trouvé.

La consommation de poisson pendant la grossesse présenterait plus de bénéfices pour la santé que de risques, affirme une étude menée auprès de 4.500 femmes britanniques. Aucun lien entre les niveaux de mercure consommés par les mères et le risque d'autisme chez l'enfant n'a été trouvé.


La consommation de poisson pendant la grossesse est tout à fait sûre malgré l'exposition au mercure, concluent des chercheurs de l'Université de Bristol en Grande-Bretagne qui ont suivi 4.500 femmes enceintes pendant les 5 premiers mois de leur grossesse. 

Après avoir effectué des prélèvements sanguins chez les mères et analysé leur consommation de poisson, les chercheurs affirment qu'il n'y a aucun lien entre les niveaux de mercure ingérés et l'autisme ou des traits autistes chez leurs enfants : "nous n'avons trouvé aucune preuve pour soutenir les accusations selon lesquelles le mercure est impliqué dans le développement de l'autisme ou des traits autistiques", explique le Dr Jean Golding, auteur principal des travaux. 1,3% des enfants de l'étude (177) ont été diagnostiqués autistes à l'âge de 11 ans, rapporte l'étude.

Le seul effet indésirable du mercure démontré par l'étude concerne une cognition sociale (perception, mémorisation, raisonnement, émotions...) moins performante particulièrement chez les filles, si les mères n'avaient pas consommé de poisson. Selon le docteur Caroline Taylor qui a contribué à l'étude : "tous les types de poisson contiennent des traces de mercure qui peuvent nuire au développement cérébral, mais nous avons constaté que les bénéfices santé du poisson, probablement en raison de ses substances nutritives comme la vitamine D, les oméga 3, le sélénium et l'iode, dépassent les risques du mercure".

Comme l'ont montré de précédents travaux, la quantité optimale de poisson pouvant être consommée pendant la grossesse serait d'au moins deux portions par semaine afin d'assurer de bons apports nutritionnels aux enfants à naître. Ces niveaux correspondent aux recommandations de l'agence de santé publique française, l'Anses, qui conseille au moins un poisson gras (saumon, maquereau, hareng, truite d'eau douce, sardines) par semaine. Les espèces les plus exposées au mercure comme le marlin, le requin, le thon rouge du Pacifique, le maquereau et l'espadon doivent être évitées.

Pour consulter l'étude : molecularautism.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13229-018-0215-7

Source : Relaxnews

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