Rodez

Connaissez-vous l'histoire du stade Paul-Lignon ? On vous la raconte

  • Une vue aérienne du stade Paul-Lignon en 1966
    Une vue aérienne du stade Paul-Lignon en 1966 Repro CP - Repro CP
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Toutes les semaines désormais (le vendredi dans notre édition papier), Centre Presse ouvre ses colonnes au service du patrimoine de Rodez Agglomération. Zoom sur l'histoire du stade Paul-Lignon cette semaine.

Le stade de la ville de Rodez prit le nom de Paul Lignon après la guerre. Rugbyman amateur ruthénois, né le 9 mars 1909, Paul Lignon anima de 1928 à 1939 les lignes arrière du quinze ruthénois, « apportant dans la pratique de ce sport sa science et toute son ardeur ». Mobilisé au début de la guerre, il succombera en 1940 dans les combats d’Oches (Ardennes), à l’âge de 31 ans. Le terrain lui-même, pas encore véritablement un stade, avait été aménagé progressivement entre les deux guerres, au gré d’épisodes qui impliquèrent la Ville, les Haras (relevant du ministère de l’Agriculture) et le conseil général


Conflit entre l’homme et le cheval...


En 1922, les Haras concèdent à la Ville l’utilisation d’une partie du parc du dépôt d’étalons, les mercredis, jeudis et dimanches après-midi. Mais le Stade Ruthénois ne se satisfait pas d’une situation précaire et interdisant toute construction (des douches et des vestiaires pour les sportifs et des tribunes pour les spectateurs). Il renvoie alors dos à dos le conseil général, qui soutient le projet de stade et qui est propriétaire de la majeure partie du terrain depuis 1810, et l’état qui n’est qu’usager des lieux. Dans une communication publiée par voie de presse en septembre 1923, le président du Stade Ruthénois assène que « la culture de la race humaine est autrement plus urgente que la reproduction et la culture de la race chevaline » et signale aussi qu’il n’existe aucun terrain de sport aménagé dans le département.
Des aménagements sont finalement consentis sur le terrain de sport, notamment la construction de tribunes en bois, puis, en 1928, une salle de culture physique en béton est construite.
En 1934, cependant, les haras veulent récupérer la jouissance complète de leur enclos pour bénéficier d’une promenade plus étendue pour les chevaux, qui s’accommodent mal des revêtements dorénavant bitumés à l’extérieur des haras, et parce que « le bruit des jeux empêcherait les étalons de bien remplir leurs fonctions… »
Le conseil général propose alors à la Ville de Rodez de lui louer le jardin de l’asile d’aliénés de Paraire, dont le déménagement à Cayssiols était désormais programmé.


Une folie !


Mais l’hôpital refuse, expliquant que « l’asile privé de jardin ne remplirait plus qu’une fonction de prison ». La direction de l’établissement insiste sur les vertus thérapeutiques des promenades et du travail en plein air pour les malades et souligne que les produits du jardin sont déjà insuffisants pour équilibrer le menu des malades constitué de « haricots secs, de lentilles, de pâtes et de riz ». Enfin, la cohabitation entre les 630 malades de l’asile et les sportifs, même séparés par le haut mur de clôture projeté, paraît inenvisageable.
Inauguré à la Libération
En 1937, enfin, l’état, représenté par le préfet Jean Moulin, cède sa portion de terrain à la Ville, puis le conseil général à son tour vend la partie déjà occupée par le terrain de sport. Il est alors possible de projeter un « stade municipal complet et rationnel ».
Les travaux commencés en 1939 se poursuivent durant la guerre et c’est ainsi que le stade peut être inauguré à la Libération. Avant de connaître de nombreuses heures de gloire ces dernières années...

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