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Agrilocal12 : la nouvelle plateforme numérique pour promouvoir les produits aveyronnais

  • Cuisines centrales, restauration scolaire... Autant de débouchés à développer pour les producteurs locaux, au-delà des simples marchés de pays.Archives J.A.T. et AFP
    Cuisines centrales, restauration scolaire... Autant de débouchés à développer pour les producteurs locaux, au-delà des simples marchés de pays.Archives J.A.T. et AFP
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Testée d’abord dans le sud du département, dès le mois de septembre, la plateforme numérique de mise en relation entre les producteurs et les acheteurs publics, Agrilocal12 doit notamment permettre de trouver de nouveaux débouchés aux producteurs locaux.

Mettre en relation les producteurs, de préférence locaux, avec les acheteurs publics (restauration scolaire, cuisines centrales, Ehpad, etc.). Dans la ligne des états généraux de l’alimentation, lancé en juin dernier, une plateforme numérique, Agrilocal12 va être mise en ligne dès le mois de septembre.

D’abord cantonné au sud de l’Aveyron, à titre d’expérimentation, le dispositif sera élargi au reste du département dès 2019. Un dispositif présenté dans les locaux du centre technique du conseil départemental à Flavin, en présence d’agriculteurs mais également de responsables de cuisines centrales, etc.

Privilégier les circuits courts

Très concrètement, les producteurs inscrits peuvent consulter les appels d’offres mis en ligne sur la plateforme et se porter candidat. Le site fonctionne sur le principe des marchés publics. Jacques Molières, président de la chambre d’agriculture, déplore " que les circuits courts soient aussi peu développés. Par exemple, dans des villes comme Toulouse ou Montpellier, 70 % de la viande qui y est consommé vient d’ailleurs qu’en Occitanie ".

" Marchés potentiels "

" De plus, les producteurs doivent se mettre en adéquation avec le marché des collectivités, poursuit-il. Ce n’est pas toujours évident car la variable d’ajustement est toujours l’acte de production. Ce dispositif peut être l’occasion de reprendre la main. "

L’objectif affiché est donc de trouver de nouveaux débouchés pour les filières locales, mettre en valeur les produits biologiques. Mais également d’offrir un prix plus juste aux producteurs. Pour que le dispositif soit efficace, le Département s’est engagé dans une démarche " de mise en relation des producteurs avec les marchés potentiels ", explique Jean-François Galliard, président du conseil départemental.

" Méconnaissance des produits "

De plus, le Département s’est engagé à faire vivre ce dispositif, aux côtés des services de la chambre d’agriculture. Il prend notamment en charge la cotisation nécessaire pour adhérer à la plateforme, soit la somme de 12 000 €. Le service est toutefois gratuit pour les producteurs et les donneurs d’ordre.

Mais, de l’avis des participants à cette réunion, " les producteurs ne sont pas assez connus. Il y a une méconnaissance de ce qui est produit en Aveyron ".

"Postuler dans les meilleures conditions"

Un point noir que le conseil départemental travaille à gommer, avec les associations d’agriculteurs liés à la filière des circuits courts. Toutefois, " le marché en Aveyron est organisé de façon à ce que les producteurs locaux puissent postuler dans les meilleures conditions, souligne Jean-François Galliard. Même si on peut considérer que la part des produits locaux dans les assiettes est aujourd’hui insuffisante ".

Si le consensus s’est fait autour de cette initiative, des interrogations subsistent toutefois sur la capacité de certains producteurs d’honorer les commandes les plus importantes. Les acteurs du dispositif ont ainsi appelé les producteurs à se regrouper pour postuler aux appels d’offres.

 

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